Économie – Social

Ford Blanquefort : la promesse des 1.000 emplois ne tient plus

Par Yves Maugue, France Bleu Gironde jeudi 3 juillet 2014 à 17:18

Le site Ford de Blanquefort emploie 1000 salariés.
Le site Ford de Blanquefort emploie 1000 salariés. © MaxPPP

C'est le directeur industriel de Ford Europe qui l'a annoncé ce jeudi aux salariés. Ford ne pourra pas maintenir 1.000 emplois sur le site de Blanquefort. Des passerelles vers l'usine voisine Getrag sont envisagés.

Le Directeur Industriel de Ford Europe s'est rendu ce matin sur le site de Ford Aquitaine Industries à Blanquefort et ses annonces n'ont pas surpris les représentants du personnel. Dirk Heller a confirmé ce que les syndicats pressentaient depuis des mois. Il ne peut pas garantir les 1.000 emplois chez FAI. Aujourd'hui la plupart des salariés de l'usine qui fabrique des boîtes de vitesse sont soumis à de grandes périodes de chomage partiel.

La charge de travail depuis plusieurs mois nécessite seulement un quart des employés. Ford a donc semble-t-il décidé de rompre les engagements pris devant les représentants de l'Etat et les élus locaux lors des derniers comités de pilotage organisés sous l'égide de la Préfecture. En février dernier, le vice-président de Ford Europe, Wolfgang Schneider, s'était pourtant montré très optimiste. Il avait promis de nouvelles productions pour le site de Blanquefort et la fin du chômage partiel en 2015.

Des salariés pourraient passer chez Getrag

En fait, les salariés de Blanquefort attendent depuis des mois la mise en production d'un nouveau modèle de boîte de vitesse. La date d'arrivée de ce nouveau modèle est encore reportée. Dirk Heller a évoqué ce jeudi l'année 2019. Les représentants des salariés n'ont pas vraiment été surpris.

"On savait que les investissements réalisés auraient du mal à miantenir les 1.000 emplois. On est en train de dissoudre le site." — Gilles Lambersend, le secrétaire CGT chez Ford Aquitaine Industries 

Le chômage partiel n'est plus tenable économiquement pour une échéance fixée à 2019. Du coup, Ford va proposer aux salariés des solutions de reclassement du côté de l'entreprise voisine Getrag, qui dépend également en partie du groupe américain et qui produit aussi des boîtes de vitesse. L'objectif des dirigeants est de convaincre 150 à 200 salariés de FAI. Mais les syndicats soulignent déjà que les conditions d'emploi ne sont pas les mêmes dans les deux entités, celles de Getrag n'étant "pas aussi bonnes".