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Ford : "Le problème ne concerne pas Blanquefort, mais toute la Gironde" dit la maire Véronique Ferreira

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Par , France Bleu Gironde
Blanquefort, France

Après l'annonce du désengagement de Ford de son usine girondine, mardi, la maire de Blanquefort, Véronique Ferreira exprime sa colère. Elle participera vendredi à une réunion à Bercy avec les syndicats et Bruno Le Maire. En espérant une issue positive.

La maire de Blanquefort Véronique Ferreira participera à la réunion à Bercy vendredi.
La maire de Blanquefort Véronique Ferreira participera à la réunion à Bercy vendredi. - Ville de Blanquefort

France Bleu Gironde : Vous avez fait part de votre colère, après l’annonce de Ford.

Véronique Ferreira : Depuis plusieurs mois, les pouvoirs publics, les salariés et Ford travaillons à l’avenir de l’usine. Et à aucun moment, Ford Europe n’a fait des propositions réalistes et concrètes. Les seules qui ont été faites l’ont été par les salariés, comme celle de la boîte à huit vitesses. Les pouvoirs publics, eux, ont fait des propositions sur la question de la voiture électrique. Il n’y a jamais eu de proposition de la part de Ford. Ils ont tout balayé en quatre mois.  

Est-ce que les pouvoirs publics n’ont pas fait trop confiance aux promesses de Ford ?

Confiance ? Non, on ne s’est pas mariés avec eux. Non je ne suis pas d’accord avec le terme de confiance. 

Les salariés ont débrayé devant l'usine pendant deux heures mardi.
Les salariés ont débrayé devant l'usine pendant deux heures mardi. © Radio France - Thomas Coignac

Ils ont tout de même reçu de l’argent public en s’engageant à maintenir les emplois. 

Jusqu’en mai 2018 oui. Il ne faut pas tout mélanger. Oui il y a eu de l’argent versé à Ford, et oui il y en a eu beaucoup. On peut peut-être le regretter… Mais on peut aussi se dire que cet argent a été versé au moment où une multinationale a racheté un site qu’elle avait vendu. (entre 2009 et 2010, le groupe allemand HZ Holding avait racheté l'usine).  Trouvez-moi un autre exemple en Europe !Alors certes, aujourd’hui, les emplois sont menacés. Mais à l’époque, cela avait permis de les sauver. Et ça c’est le rôle des pouvoirs publics. 

Depuis 2013, on n'a jamais eu le mêmes interlocuteurs...

Mais vous dites que ce n’est pas une surprise. 

Depuis 2013, on n’a jamais eu les mêmes interlocuteurs. Ils changent tous les deux ans en comité de suivi. Et depuis deux ans, les pouvoirs publics ne sortent jamais avec le sourire des comités de suivi. Donc je crois que le terme de confiance, ce n’est pas le plus important. Aujourd’hui ils nous disent qu’ils cherchent une autre solution… Je ne vais pas leur taper dessus. Je leur dis « chiche » ! Trouvez-nous une autre solution, on n’attend que ça.  

Ford n’a plus d’avenir à Blanquefort ?

Je sais qu’il y a la possibilité, s’il y a une volonté de Ford, d’augmenter les volumes pour garantir les emplois pendant un voire deux ans. Il n’y a que ça qui m’intéresse. 

Et quel impact sur la commune ?

Ce n’est pas pour Blanquefort que la question se pose. Le plus important ce sont les salariés et leurs familles. Et de mémoire, les salariés de Ford viennent de 80 communes, de Gironde et d’ailleurs. La question se pose donc pour l’ensemble de la Gironde. Il y a des familles de Blanquefort, comme du Taillan-Médoc, de Castelnau, de Lesparre, du Blayais… C’est ça qui est important. 

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