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Forêts victimes des scolytes : un manque à gagner pour les communes de Franche-Comté

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Par , France Bleu Besançon

Le village de Loray dans le Doubs, compte 330 hectares de forêt communale pour 560 habitants. Et tous les ans, le bois rapporte 120 000 euros à la commune. Mais en 2020, la forêt victime de scolyte n'a rapporté que 40 000 euros. Un manque à gagner qui handicape lourdement le budget de Loray.

A Loray, les 330 hectares de forêt municipale rapportent habituellement 120 000 euros par an à la commune. En 2020, le village n'a empoché que 40 000 euros.
A Loray, les 330 hectares de forêt municipale rapportent habituellement 120 000 euros par an à la commune. En 2020, le village n'a empoché que 40 000 euros. - Claude Roussel

Plus qu'un poumon vert, la forêt de Loray, c'est la principale manne financière de la commune de 560 habitants.  Mais, depuis trois ans, les bois  de cette forêt du Doubs sont de plus en plus touchés par les scolytes, ces insectes qui tuent les arbres et font perdre une grande partie de sa valeur au bois. "On a des arbres qui ont 70 ans, habituellement on peut les vendre entre 60 et 80 euros du mètre cube. Mais là on en tire pas plus de huit euros", déplore Claude Roussel, maire de Loray depuis 2014. Alors, pour compenser ce faible prix de vente, la municipalité est contrainte d'augmenter les volumes de coupe. 

Même les parcelles plantées en pleine terre sur des terrains riches en eau ne résistent pas à la maladie, comme l'aurait espéré le maire Claude Roussel.
Même les parcelles plantées en pleine terre sur des terrains riches en eau ne résistent pas à la maladie, comme l'aurait espéré le maire Claude Roussel. - Claude Roussel

Des coupes supplémentaires qui pèsent sur le budget des communes

Cette année, au lieu des 3 000 habituels, la commune a abattu 4 200 mètres cube de bois. Mais cela ne suffit pas à assurer un budget suffisant à Loray. "On a été obligé d'augmenter les taxes foncières, de deux points. De réduire les indemnités des élus, les frais des personnels. Et puis je ne sais pas si on aura le budget pour rénover l'école qui date de 1960, pour refaire nos conduites d'eau ou la voirie. Il va falloir faire des choix." Le scolyte asphyxie non seulement les arbres, mais aussi les communes qui dépendent des recettes du bois. 

En plus de réduire les gains des communes, cette maladie des forêts engendre des coûts supplémentaires. "Il faut embaucher des entreprises pour venir abattre les arbres morts. Et on a décidé de laisser les semi-naturels pousser ensuite mais encore faut-il pouvoir payer leur entretien", explique Claude Roussel. 

Il n'existe pas de remède contre le scolyte alors les communes forestières vont devoir revoir entièrement le modèle de développement de leurs forêts. En ce moment, avec le concours de l'Office national des forêts, Loray réfléchit à planter davantage de sapins qui devraient mieux résister au scolyte que les Epicéa.

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