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Économie – Social

Formation professionnelle : ce que propose la ministre du Travail pour réformer le système

lundi 5 mars 2018 à 8:07 - Mis à jour le vendredi 27 avril 2018 à 16:03 Par Géraldine Houdayer, France Bleu

La ministre du Travail Muriel Pénicaud a présenté ce vendredi en conseil des ministres sa réforme de la formation professionnelle, de l'apprentissage et de l'assurance chômage, censé apporter plus de protection aux travailleurs.

Muriel Pénicaud, ministre du Travail.
Muriel Pénicaud, ministre du Travail. © AFP - Ludovic MARIN

Après avoir dévoilé début avril le détail de sa réforme de la formation professionnelle, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud a présenté le projet de loi en conseil des ministres ce vendredi. L'examen parlementaire débutera le 29 mai en commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale, pour une adoption à l'été, a annoncé la ministre à l'issue du conseil des ministres.

La réforme est censée donner plus de droits aux salariés, mais aussi simplifier drastiquement le système, au risque de fâcher les partenaires sociaux. Tour d'horizon des principales mesures.

Une enveloppe d'au moins 500 euros par an pour chaque salarié

L'un des changements proposés concerne le compte personnel de formation, le CPF, que chaque actif peut créer pour se former. Jusqu'à présent, les heures de formation étaient facturées à des prix différents, en fonction des organismes ou des régions, ce qui générait de gros abus. Le gouvernement veut y mettre un terme. Il propose de comptabiliser ce compte en euros et non plus en heures. Chaque actif devrait avoir, au minimum, 500 euros par an. Pour les moins qualifiés, ceux qui ont le plus besoin de formation, le compte pourrait être abondé jusqu’à 800 euros par an. 

L'Etat veut reprendre en main le financement et supprimer certains  organismes de formation 

Le mode de financement du compte personnel de formation devrait également être revu. Jusqu'à présent, les syndicats et le patronat collectaient l'argent et le géraient. L’Etat veut reprendre la main car il estime que la gestion n’était pas correcte. La participation des entreprises à la formation, la cotisation qu’elles payaient, devrait se faire via les Urssaf après une  période de transition, d'ici 2020-2021. Dans la nouvelle organisation que va présenter Muriel Pénicaud, les organismes qui collectaient l’argent de la formation, les Opca, ne géreront plus l’argent et devront mieux se concentrer sur le contenu des formations, sur l’accompagnement ou les conseils aux salariés. L’objectif du gouvernement est bien de faire en sorte que certains organismes disparaissent. Il en avait pléthore. C’était une des sources de l’inefficacité du système. 

Les formations en ligne reconnues, les reconversions facilitées 

L’Etat veut reprendre le pouvoir sur ce système représentant une enveloppe de 32 milliards d’euros par an. A terme, il y aura moins d’intermédiaires. Le salarié, l’actif sera plus autonome dans le choix des formations. Il pourra par exemple, se former directement, en ligne, via les "Mooc", qui seront reconnus comme de vraies formations en tant que telles. Enfin, le gouvernement veut encourager les reconversions professionnelles, là encore en simplifiant les possibilités d’y avoir accès. L’enjeu est bien de faire en sorte que l’on se prépare mieux aux métiers de demain.