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Économie – Social

Forte hausse d'activité ces dernières années pour le crédit municipal à Limoges

jeudi 5 octobre 2017 à 11:48 Par Fabienne Joigneault, France Bleu Limousin

Le crédit municipal fête ses 20 ans de présence au centre-ville de Limoges. L'occasion de faire le point sur le prêt sur gage, en hausse, et de parler de sa nouvelle activité de banque. Le directeur Jean-Paul Souille était notre invité ce jeudi à 8h15.

De plus en plus de prêts sur gage sont accordés.
De plus en plus de prêts sur gage sont accordés. © Maxppp - Nathalie Bourreau

Limoges, France

Le crédit municipal de Bordeaux, dont dépend l'agence de Limoges, a plus de 200 ans d'existence. Autant dire que le concept du prêt sur gage ne date pas d'hier ! Et il a de l'avenir à en croire les chiffres livrées par le directeur limougeaud, Jean-Paul Souille, interrogé par Jérome Ostermann sur France Bleu Limousin ce jeudi matin.

Activité en hausse

Le prêt sur gage, comment ça marche ? D'abord, "le service est ouvert à tout le monde", rappelle Jean-Paul Souille, "il faut juste une pièce d'identité et un justificatif de domicile. Vous amenez un objet, on l'expertise, et on propose un montant. Le règlement est immédiat, et tous les 6 mois, le client doit verser les intérêts". Le montant prêté varie de 30 à 50% de la valeur du bien. Et s'il n'est pas remboursé, l'objet est vendu aux enchères, mais seulement 6 mois après l'échéance du contrat, pour laisser une chance au client de le reprendre. " _Si les enchères rapportent plus que le montant prêté + les intérêts, on verse la différence au clien_t", précise Jean-Paul Souille.

Des gens s'en servent comme coffre-fort !

Et l'activité est en hausse. En 1999, il y avait à Limoges 1.500 contrats pour un encours de 408.000 euros. Aujourd'hui, c'est 3.700 contrats pour près de 2 millions d'euros ! Les clients font parfois du prêt sur gage un usage détourné : "des gens s'en servent comme coffre-fort pendant les vacances, ça arrive tous les ans", s'amuse le directeur. Mais il y a aussi des signes de précarité, notamment chez les retraités, de plus en plus nombreux, surtout depuis 4 ans : "c'est un recours en cas d'urgence ou d'accident de la vie".

Egalement une banque... solidaire.

Aujourd'hui, le crédit municipal change de nom pour s'appeler la "banque publique des solidarités". Il fallait introduire le mot "banque" parce qu'il propose aussi désormais des prêts personnels, avec des taux "attractifs, mais pas dérisoires", note Jean-Paul Souille, "les personnes qui placent chez nous sont solidaires de notre mission sociale".

Jean-Paul Souille, invité à 8h15 de Jérome Ostermann