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Fragilisés par la crise sanitaire, les professionnels de l'événementiel se mobilisent à Caen

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Par , France Bleu Normandie (Calvados - Orne)

Avec les chauffeurs de car, eux aussi très impactés par la crise, les professionnels de l'événementiel ont organisé un convoi ce lundi matin depuis Mondeville jusqu'à la Préfecture, à Caen.

Des croix plantées devant la préfecture du Calvados pour symboliser "la mort" des métiers de l'événementiel
Des croix plantées devant la préfecture du Calvados pour symboliser "la mort" des métiers de l'événementiel © Radio France - Hugo Charpentier

L'inquiétude grandit chez les professionnels des transports et de l'événementiel.  Ils sont chauffeurs de car, charcutier traiteur, DJ's, loueur de salles, ou directeur d'agence de voyages. Leurs métiers sont différents mais ils ont tous un point commun : depuis le confinement l'activité est à l'arrêt, ou presque.  Et ils se demandent de quoi leur avenir sera fait.  Touristes absents pour les uns, annulation de mariage pour les autres.  La situation devient intenable et ils l'ont dit ce lundi au travers de plusieurs mobilisations un peu partout en France. A Caen, une centaine de professionnels se sont donc réunis devant la Préfecture du Calvados.

On est plus très loin de la tombe

Juste sous les fenêtres du Préfet, des dizaines de croix ont été plantées par les manifestants. Elles symbolisent "la mort du petit cheval" fulmine Nicolas Raison, un Dj installé à Caen depuis 30 ans. "On veut expliquer au gouvernement qu'on est plus très loin de la tombe. Au mois d'octobre, par exemple, j'avais un carnet de commande qui était bien largement rempli et finalement je me suis retrouvé avec une perte de chiffre d'affaire de près de 6 000 euros en quelques jours seulement en raison d'annulations en cascade." 

Des annulations en cascade

Après un léger mieux durant l'été, c'est un peu un retour à la case départ ces derniers jours en raison du rebond de l'épidémie. Céline Dalle est fleuriste spécialisée dans les mariages : "On pensait que les mois de septembre, octobre et novembre, allaient permettre de rattraper les choses par ce qu'on avait des reports pour des mariages cet hiver mais finalement j'ai des annulations toutes les semaines. Il y a encore deux minutes, une future mariée qui m'annonce qu'elle reporte au mois de juin de l'année prochaine." 

Il faut trouver des solutions mais tous ensemble

Comme Céline, tous ici demandent un allongement des aides de l’État  et notamment une prolongation du chômage partiel qui prendra fin en décembre. Mais pas seulement. Ce qu'ils veulent surtout c'est pouvoir travailler (presque) normalement : "Il faut essayer de trouver des solutions pour que tout le monde puisse continuer à travailler tout en étant raisonnable. Il faut trouver des solutions mais tous ensemble  et surtout pas imposer quelque chose avant de le changer 3 jours après car pour nous ce n'est pas possible à gérer." Un message martelé ce lundi devant la préfecture du Calvados et dans une ambiance curieuse, à la fois festive et teintée de résignation.  

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