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Frais bancaires : "Certaines familles payent jusqu'à 3000 euros par an"

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Par , France Bleu Mayenne
Laval, France

L'UDAF de la Mayenne a participé à une grande enquête nationale sur les frais bancaires. L'union départementale des associations familiale a pu se rendre que compte que de nombreuses familles doivent faire face à des situations exorbitantes.

Il n'est pas rare que des familles payent une centaine d'euros de frais d'incidents bancaires par mois. (image d'illustration)
Il n'est pas rare que des familles payent une centaine d'euros de frais d'incidents bancaires par mois. (image d'illustration) © Maxppp - Jean-François FREY

En Mayenne, des dizaines de familles paient chaque mois d'importantes sommes de frais d'incidents bancaires. L'union départementale des associations familiales du département (UDAF 53) a récemment participé à une enquête menée au niveau national, en partenariat avec le magazine 60 Millions de consommateurs. Cette étude portait sur les "commissions sanctions", des facturations appliquées lorsqu'il n'y a pas assez d'argent sur le compte pour honorer l'ensemble des paiements. Au cours de cette enquête, l'UDAF 53 a pu se rendre compte que certains clients doivent faire face à des situations inextricables.

90 euros dédiés aux frais bancaires chaque mois

Sadia fait partie de ces clients, submergés par les commissions sanctions. Cette maman de cinq enfants subvient seule aux besoins de son foyer et elle est actuellement en arrêt maladie longue durée. "J'ai un budget d'environ 1000 euros par mois", explique-t-elle. Une somme parfois insuffisante pour couvrir les frais de toute la famille. "Il suffit qu'un prélèvement d'électricité ou de téléphone tombe quelques jours avant mon salaire, je passe en négatif et ma banque me facture des commissions", relate-t-elle avant de préciser: "Chaque mois, c'est au moins 90 euros qui partent là-dedans. Je trouve ça injuste."

Un sentiment justifié selon Michel Thomas, le secrétaire de l'UDAF 53: "Ce sont les familles les moins fortunées qui sont le plus impactées".  Ce bénévole au sein du service des consommateurs a en effet pu se rendre compte au fil des entrevues qu'il a eu avec les familles dans le cadre de cette étude que "les foyers fragiles payent 80 ou 100 euros par mois, soit 10% de leur revenu. Mais on a aussi vu quelques cas, précise-t-il, qui payaient _3000 euros par an de commissions sanctions_".  L'étude a par ailleurs fait apparaître qu'environ 5 millions de personnes payaient des commissions sanctions en France. Le montant moyen s'élève à 34 euros par an. En revanche, les clients aux revenus très modestes payent en moyenne 296 euros par an, soit près de neuf fois plus

Les banques n'ont pas à faire payer aux petits clients, les conditions qu'elles accordent aux autres clients sur des crédits

"Les frais liés aux incidents de paiements ont beaucoup augmenté depuis 7 ou 8 ans, assure Michel Thomas, qui analyse: "_Les banques ont de moins en moins de marge avec les crédits qu'elles accordent_. Elles ont donc beaucoup de pertes de recettes de ce côté-là, et elles ont compensé, au moins partiellement, en augmentant les commissions". 

Les préconisations de l'UNAF et des UDAF

L'UDAF de la Mayenne fait plusieurs propositions pour mettre fin à cette situation. La première est évidemment de diminuer l'ensemble des frais liés à ces incidents de paiement. L'association souhaiterait également mettre en place un partenariat avec les banques, afin de renforcer l'éducation à la gestion et à la prévention

"Il faudrait passer d'une gestion mécanique à une gestion personnalisée des frais. Aujourd'hui c'est souvent l'ordinateur qui décide d'appliquer les commissions sanctions", estime Michel Thomas. Il conseille donc de favoriser les rencontres entre le client et les chargés de clientèle des banques, afin de mettre en place un mode de fonctionnement approprié. "On assiste aussi à un suréquipement de ces clients les plus fragiles. Certains ont des assurances accidents de la vie qui peuvent faire double emploi avec d'autres assurances", constate le trésorier de l'UDAF 53. 

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