Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Fram repris par Karavel : pour les salariés, "le verre est à moitié plein"

-
Par , France Bleu Occitanie, France Bleu
Toulouse, France

Karavel-Promovacances va reprendre le voyagiste toulousain Fram. Le tribunal de commerce a rendu sa décision ce mercredi. Karavel conserve 429 des 507 salariés en CDI. Les salariés sont "soulagés" que le processus de reprise se termine mais prudents car un plan social se profile.

Le voyagiste Fram emploie 630 personnes en France
Le voyagiste Fram emploie 630 personnes en France © Radio France - Jean Saint-Marc

Le favori l'a emporté : Karavel-Promovacances a été désigné repreneur du voyagiste Fram par le tribunal de commerce de Toulouse. Karavel va conserver 85% des effectifs en CDI, soit 429 des 507 salariés en CDI. 78 personnes feront donc l'objet d'un plan social. Les CDD eux sont tous conservés. Les salariés de Fram à l'étranger en revanche ne sont pas repris dans ce plan. Ils sont entre 700 et 750 selon les syndicats : "l'administrateur judiciaire va essayer de trouver une solution pour eux" explique Alain de Mendonça, PDG de Karavel-Promovacances.

L'offre de Karavel n'était pas la mieux disante sur le plan social : DocteGestio et son PDG Bernard Bensaïd promettaient de reprendre 100% des effectifs, en France et à l'étranger. Mais le tribunal a préféré l'offre de Karavel, numéro un de la vente de séjours sur Internet, une entreprise ayant, selon les mots du jugement, "une expérience importante et un professionnalisme reconnu" dans le secteur du tourisme.

Sur le plan financier l'offre de Karavel, qui travaille sur le dossier Fram depuis plus de six mois, était aussi la plus solide. Le groupe et son actionnaire LBO France ont mis 10 millions d'euros sur la table : c'est beaucoup plus que les autres candidats à la reprise. Avec cette somme Karavel s'offre l'ensemble des actifs en France du voyagiste : le siège toulousain par exemple mais aussi les agences de voyages possédées en propre. 42 d'entre elles, sur un total de 50 seront conservées. La marque Fram elle va bien sûr continuer à exister. "C'est l'un des principaux actifs de Fram aujourd'hui" juge même Alain de Mendonça. Enfin l'entreprise ne déménagera pas : c'est ce qu'a promis le PDG de Karavel-Promovacances Alain de Mendonça qui va rencontrer dès jeudi les salariés toulousains de Fram.

"Une marque ancrée dans le paysage touristique qui s'est un peu ringardisée" 

— Alain de Mendonça

► ECOUTEZ | Alain de Mendonça détaille son projet

"C'est la fin d'un calvaire. C'est un repreneur sérieux" 

— Une salariée de Fram

A la remise de l'épais jugement (plus de 30 pages) du tribunal de commerce, les quelques salariés présents se sont dit "libérés", mais ils restent prudents :

► ECOUTEZ | La réaction des salariés de Fram

Le président du comité d'entreprise et délégué CGT Laye Simakha juge lui que cette reprise est un "moindre mal" mais il note un "gros couac" : les 700 à 750 salariés de Fram en dehors des frontières françaises ne figurent pas dans ce plan de reprise. Il ne concerne que les actifs français du voyagiste.

"Mme Chaubet a sacrifié 700 emplois !"

— Bernard Bensaïd

Seul candidat présent ce mercredi au tribunal, Bernard Bensaïd auteur d'une surprenante offre la semaine dernière, a lui affiché sa déception de ne pas être choisi : "je pense qu'on pouvait sauver les 1350 emplois, en France et à l'étranger." Bernard Bensaïd proposait un plan de continuation (c'est-à-dire en reprenant les dettes du groupe) mais pour ça il lui fallait posséder plus de 50% des actions de l'entreprise. Il affirme avoir obtenu l'accord de Georges Colson mais pas celui de sa demi-soeur Marie-Christine Chaubet : _"j_e ne comprends pas l'obstination de Mme Chaubet malgré les un million et demis d'euros que nous lui avons proposé. Elle a sacrifié 700 emplois, c'est scandaleux!" a-t-il déclaré.

► LIRE AUSSI | Fram : l'étonnante reprise de DocteGestio

Choix de la station

À venir dansDanssecondess