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Économie – Social

Francéole : une offre de reprise partielle déposée, le site de Longvic pas encore coulé

lundi 24 juillet 2017 à 15:51 Par Arnaud Racapé, France Bleu Bourgogne

Les candidats à la reprise du fabricants de mâts éoliens, basé au Creusot en Saône-et-Loire et à Longvic en Côte-d'Or, avaient jusqu'à midi ce lundi pour se manifester. Finalement, un seul groupe a déposé une offre de reprise partielle. Qui ne concerne pas le site de Longvic.

L'administrateur a reçu une offre de reprise partielle pour le groupe Francéole, seul fabricant français de mâts éoliens
L'administrateur a reçu une offre de reprise partielle pour le groupe Francéole, seul fabricant français de mâts éoliens © Maxppp - Tardivon Jean-Christophe

C'était la crainte des salariés, elle est avérée. Un seul groupe s'est porté candidat à la reprise - partielle - du groupe Francéole, fabricant bourguignon de mâts éoliens, le seul en France, placé en redressement judiciaire le 17 mai dernier.

Matière, c'est le nom du groupe en question, est basé à Arpajon-sur-Cère dans le Cantal, et il emploie 420 salariés en France. Selon le dossier de reprise, ses dirigeants proposent de garder 46 emplois sur les 160 que compte Francéole. Et "cette offre ne vaut que pour le site du Creusot", précise le délégué CGT Jérémy Bertrand. Un comité d'entreprise se tient ce mardi matin. De plus amples détails seront donnés aux salariés sur l'offre en question.

Longvic pas concerné, le Creusot partiellement sauvé ?

Le site côte-d'orien n'intéresse pas du tout les dirigeants de Matière qui sont tout-à-fait clairs, ils veulent l'usine du Creusot. Ils proposent de reprendre un peu moins d'un tiers des salariés, et offrent aussi de reclasser une trentaine de salariés supplémentaires dans d'autres sociétés du groupe, mais pas forcément en Saône-et-Loire. Pour le Creusot donc, les choses pourraient aller très vite. Si le tribunal de commerce de Chalon valide cette offre, le site va changer d'activité puisque Matière ne fabrique pas du tout d'éoliennes, mais des ponts métalliques.

On assiste impuissants à la mort de la filière éolienne

Dur à avaler pour Jérémy Bertrand, délégué CGT du groupe, même s'il tente de garder le positif : "on ne peut pas se satisfaire de ça, même si visiblement le groupe Matière proposerait un reclassement d'une trentaine de personnes supplémentaires au sein de leur groupe. On a pu un peu échanger avec nos collègues, ils sont mitigés entre le fait de devoir s'adapter à un nouveau contexte, et ils assistent aussi impuissants à la mort de la filière éolienne chez nous. Visiblement, Matière a l'air d'être un groupe assez solide, donc on peut au moins être positif dans le fait que les 46 salariés qui vont être sauvés sur le Creusot vont bénéficier d'un bon job dans le futur."

Des fonds d'investissement demandent un délai supplémentaire

Quant au site de Longvic, tout n'est pas terminé pour autant puisque par ailleurs, deux fonds d'investissement, français et étranger, ont demandé un délai supplémentaire pour finaliser une offre spécifique. La filière industrielle éolienne n'est donc pas complètement morte ici en Côte-d'Or.