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Économie – Social

Franche-Comté : l'hélicoptère de la sécurité civile indisponible en juillet, les pompiers disent leur inquiétude

Habituellement basé en Franche-Comté, l'hélicoptère Dragon 25 de la sécurité civile sera mobilisé tout ce mois de juillet en Haute-Savoie. Les sapeurs-pompiers disent leur inquiétude face au manque de moyens.

L'hélicoptère Dragon 25 de la sécurité civile en Bourgogne Franche-Comté.
L'hélicoptère Dragon 25 de la sécurité civile en Bourgogne Franche-Comté. - Crédit photo : URBFC, Union régionale des sapeurs-pompiers.

Belfort, France

La Franche-Comté va devoir se débrouiller pendant un mois sans son hélicoptère de la sécurité civile : le Dragon 25, l'hélicoptère rouge et jaune qui sillonne la région depuis 2003 pour des missions de secours et de sauvetage, sera basé pendant tout le mois de juillet en Haute-Savoie. L'appareil va remplacer un hélicoptère du même type parti en mission en Martinique, "l’hélicoptère de la sécurité civile affecté en Martinique ayant été accidenté et étant indisponible pour plusieurs mois", explique un communiqué de l'UR BFC, Union régionale des sapeurs-pompiers de Bourgogne Franche-Comté.

Plus qu'un seul hélicoptère disponible, celui du Samu

Ce mois-ci, la Franche Comté ne pourra plus compter que sur l'hélicoptère blanc du Samu. Le problème, c'est que ce dernier n'effectue que des missions de transport de blessés ou de malades. Il n'intervient pas pour des sauvetages en milieu périlleux, pas pour les inondations, les feux de forêt, la recherche de personnes disparues, il n'est pas mobilisé non plus pour "le transport rapide d'équipes opérationnelles spécialisées vers des sites éloignés".

Près de 500 interventions chaque année

Les sapeurs-pompiers ne cachent pas leur inquiétude : "Si on regarde les statistiques cette année, depuis le 1er janvier, Dragon 25 a été engagé à ce jour 170 fois, dont 90 fois sur des secours médicalisés, sur 40 transferts inter-hospitaliers entre Besançon et Dijon ou le centre de grands brûlés de Lyon par exemple, et aussi pour 40 transports d'équipes spécialisées", explique Frédéric Maurice, Secrétaire général de l'Union régionale des sapeurs-pompiers en Bourgogne Franche-Comté.

"L’hélicoptère est présent en Franche-Comté sans discontinuité depuis 2003" et il "est un précieux vecteur de secours et de sauvetage engagé en opération près de 500 fois chaque année", rappellent les pompiers dans un communiqué.

Patients et touristes "en danger"

Selon lui, cette absence d'hélicoptère pourrait avoir des conséquences dramatiques sur la chaîne des secours, notamment en cas de noyade. "Le temps qu'un Dragon d'un autre département arrive, vienne chercher les plongeurs à Besançon centre, pour être transportés dans un lac à côté de Pontarlier... nous perdrons plusieurs dizaines de minutes qui seront précieuses, dans une noyade on sait très bien que chaque minute compte", insiste Frédéric Maurice. Les Dragon des bases voisines sont situées dans les départements 67 (Bas-Rhin), 69 (Rhône) et 63 (Puy-de-Dôme).

Quels moyens pérennes pour l'avenir ?

Plus généralement, l'Union régionale des sapeurs-pompiers se demande si ce retrait d'un mois n'est pas le signe avant-coureur d'un départ définitif de l'hélicoptère. "Si l’Etat retire aujourd’hui cette machine de secours, certes pour une durée définie, mais en pleine période estivale, nous pouvons penser qu’il puisse réitérer cette action voire même de le supprimer définitivement au profit d’une autre région de France, plutôt que de se donner les moyens d’investir dans le segment de la sécurité civile ?", s'interroge l'association.

L'Etat peut-il continuer à manquer d'ambition ?"

"Alors que l’Etat ne finance déjà qu’une part très infime des moyens dédiés aux services d’incendie et de secours, lesquels sont très majoritairement financés par les collectivités territoriales, sans aucune solidarité nationale et avec des disparités territoriales de plus en plus marquées, peut-il continuer à manquer totalement d’ambition dans le dimensionnement des moyens de renfort nationaux de sécurité civile, quels qu’ils soient ?"