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Économie – Social DOSSIER : Fessenheim : la plus ancienne centrale nucléaire de France

François de Rugy a signé le projet qui prépare la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim

vendredi 1 février 2019 à 17:10 Par Guillaume Chhum, France Bleu Alsace, France Bleu Elsass et France Bleu

Le ministre de la Transition écologique, François de Rugy, était à Volgelsheim ce vendredi, où il a signé le projet de territoire, pour préparer la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim. Elle fermera en deux temps, un réacteur fermera en mars 2020, le deuxième en août 2020.

François de Rugy à son arrivée à Volgelsheim
François de Rugy à son arrivée à Volgelsheim © Radio France - Guillaume Chhum

Volgelsheim, France

À Volgelsheim dans le Haut-Rhin, François de Rugy, le ministre de la Transition écologique est venu signer le "projet de territoire" qui permet d'accompagner la reconversion économique de la région de Fessenheim. La fermeture de la plus vieille centrale de France qui est prévue d'ici l'été 2020 se fera en deux temps : un premier réacteur en mars et un autre en août. 

Il y avait des élus français et allemands, mais aussi des responsables économiques. 

Quatre axes de travail pour préparer la fermeture de la plus vieille centrale nucléaire de France 

Le projet de territoire s'articule autour de quatre axes : la création d'emploi, l'amélioration de la desserte de la zone, la transition écologique et l'innovation. Au départ l'État a annoncé une enveloppe de 10 millions, elle est complétée par 20 millions d'euros supplémentaires pour accompagner une trentaine de projets. 

Les députes LR et le maire de Fessenheim ont organisé un comité d'accueil au ministre  - Radio France
Les députes LR et le maire de Fessenheim ont organisé un comité d'accueil au ministre © Radio France - Guillaume Chhum
Le collectif Destocamine a manifesté avant la venue du ministre  - Radio France
Le collectif Destocamine a manifesté avant la venue du ministre © Radio France - Guillaume Chhum

EDF a annoncé aussi 13 millions d'euros pour le projet de territoire. Le ministre a annoncé aussi sur le site de la centrale, la création d'un technocentre pour le démantèlement de Fessenheim mais aussi d'autres réacteurs. 

Les premiers projets dans les tuyaux 

Le  projet phare c'est l'aménagement de la zone d'activité EcoRhena au nord de la centrale, une zone de 220 hectares pour accueillir des activités industrielles portuaires et fluviales. L'objectif est aussi de rétablir au plus vite la liaison ferroviaire entre Colmar et Fribourg pour faciliter les échanges franco-allemands. 

Dans les tuyaux aussi faire du territoire une référence en matière de nouvelle ère énergétique, avec l'appel d'offre solaire spécifique pour développer 300 mégawatts soit 1/6 de l'énergie de la centrale nucléaire. 

Claude Brender le maire de Fessenheim n'a pas signé le projet de territoire, la grogne du collectif Destocamine 

Ces annonces n'ont pas convaincu Claude Brender, le maire de Fessenheim estime que le compte n'y est toujours pas. L'élu na pas signé ce projet de territoire, tant que le problème de la fiscalité n'est pas résolu. Avec la communauté de communes qui pourrait continuer à payer 2,8 millions chaque année pour alimenter un fonds appelé FNGIR. Le ministre de la Transition écologique a dit que ce problème était résolu, mais Claude Brender attend un papier signé. 

Le député LR Raphaël Schellenberger s'est dit aussi hostile à la signature du projet de territoire. "C'est un canular, l'Etat ne met pas assez d'argent sur la table," a martelé le parlementaire 

Par ailleurs, lors de cette visite 150 personnes, principalement de l'association Destocamine ont manifesté. Ils protestent contre la décision du gouvernement de ne pas destocker 42 000 tonnes de déchets dangereux enfouis sur le site de Stocamine à Wittelsheim, une ancienne mine de potasse. 

Le ministre a précisé qu'il allait recevoir les élus du secteur le 12 février prochain .