Économie – Social

François Hollande à Dijon : les syndicats n'ont pas pu manifester devant le Palais des Congrès

Par Marion Bargiacchi, France Bleu Bourgogne vendredi 7 octobre 2016 à 19:46

Les syndicats se sont réunis à la Bourse du Travail à Dijon.
Les syndicats se sont réunis à la Bourse du Travail à Dijon. © Radio France - Stéphanie Pérenon

L'intersyndicale CGT-FO-Solidaires-FSU comptait interpeler le président de la République à l'occasion de son déplacement à Dijon. Mais la préfecture a refusé qu'ils manifestent devant le Palais des Congrès. Ils se sont réunis à la bourse du travail de Dijon.

Ils comptaient interpeler le président Hollande en déplacement hier sur la Loi Travail . L'intersyndicale CGT-FO-Solidaires-FSU avait prévu de se rassembler hier après-midi à 15h30 devant le palais des Congrès, où le chef de l’État a prononcé un discours. Mais le rassemblement a été interdit. Les syndicats ont dénoncé cette décision.

→ À lire aussi : VIDÉO - François Hollande et Jean-Jacques Urvoas en déplacement à Dijon

La loi travail toujours en ligne de mire

Les syndicats réclament son abrogation, Sandrine Mourey, la secrétaire générale de l'UD-CGT en Côte-d'Or, s'exprime au nom de l'intersyndicale. "Cette loi travail ne créera pas d'emploi. Par contre dans les entreprises, elle va créer des dysfonctionnements dans les instances représentatives pour de nouveau demander aux salariés de faire des efforts. On voit déjà en Côte-d'Or des entreprises qui dénonce les accords temps de travail. Ça suffit."

Des propositions pour le président Hollande

Les syndicats ont des idées qu'ils auraient voulu partager avec le président : "Il faut les mêmes droits pour les salariés quel que soit leur entreprise. Le CICE, où on sait qu'il a coûté 41 milliards n'a créé aucun emploi en 2016, et bien nous revendiquons que les salariés puissent décider de l'utiliser de l'argent publique dans les entreprises en terme de formation, d'investissement, d'augmentation des salaires et de création d'emploi pérenne et non pas de contrats d'intérim comme c'est trop souvent le cas."

Partager sur :