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Économie – Social

VIDEO - Les salariés de la fromagerie de Coutances "à bout" occupent leur usine

mardi 28 août 2018 à 21:29 Par Marc Bertrand, France Bleu Cotentin

Une partie des salariés de la Compagnie des fromages et Richemont à Coutances fait grève et occupe le site depuis lundi. L'usine doit fermer en mai 2019. Une réunion sur le PSE a lieu ce jeudi à Paris et "sans avancée, je ne sais pas comment ça finira" prévient le délégué CGT du site.

L'entrée de la fromagerie Compagnie des fromages et Richemont de Coutances, mardi 28 août.
L'entrée de la fromagerie Compagnie des fromages et Richemont de Coutances, mardi 28 août. © Radio France - Marc Bertrand

Coutances, France

Les salariés de la fromagerie Compagnie des fromages et RichesMonts (CF&R) de Coutances sont en grève. Ils occupent leur usine depuis lundi 27 août. La production est à l'arrêt, aucun camion n'entre ni ne sort du site, où des cadenas et un feu de palettes bloquent les grilles d'entrée.

La fromagerie doit fermer progressivement d'ici le mois de mai 2019. Un premier blocage a eu lieu début juillet, juste avant une première réunion cruciale sur le plan de sauvegarde de l'emploi. Une nouvelle - et sans doute dernière - réunion a lieu jeudi 29 août en région parisienne, au siège des actionnaires de CFR, pour discuter des contours définitifs du plan social.

Un plan social "en deçà" de la santé financière de l'entreprise

La direction offre pour l'instant aux salariés un reclassement sur les autres sites normands du groupe, à Vire, Ducey et Pacé à côté d'Alençon. Mais selon Dominique Giard, délégué CGT, "il n'y a que 57 postes proposés" dans l'immédiat, pour 86 salariés. Et beaucoup n'envisagent pas d'aller travailler à ce qui est parfois des centaines de kilomètres de chez eux.

Expliquez-moi comment on fait quand on a 150 km de route pour aller travailler, avec l'essence à payer, quand on ne gagne qu'un SMIC. C'est pas possible" - Dominique Giard, de la CGT

L'avis des salariés sur la proposition de reclassement de la direction.

Lui qui est entré dans l'entreprise dans les années 1990 va partir avec environ 25 à 30 000 euros d'indemnités de licenciement. "On a également obtenu 4000 euros d'indemnités pour les jeunes qui sont entrés très récemment dans l'entreprise et n'ont donc pas assez d'ancienneté", explique Dominique Giard. Mais pour lui, le plan social reste pour l'instant _"très en deçà de nos demandes, et des moyens financiers de l'entreprise_. CFR est une entreprise désendettée, qui fait 15 millions de bénéfices tous les ans en moyenne depuis 10 ans". 

"Là j'ai des salariés qui sont à bout"

La réunion de jeudi est donc cruciale. Deux issues : soit syndicats et direction trouvent un accord, soit la direction impose son PSE de façon unilatérale, sous réserve qu'il soit validé par l'Etat par l'intermédiaire de la Direccte

Moi, responsable syndical qui suis assez écouté des salariés, en fin de semaine peut-être que je ne contrôle plus rien. S'il n'y a aucune avancée de la direction, ce sera une colère totale" - Dominique Giard

Il ne restera alors plus qu'un vote du comité central d'entreprise le 19 septembre avant l'entrée en vigueur du PSE, "et les premières lettres qui nous proposent un poste à Alençon ou à Vire", explique Dominique Giard.