Économie – Social

Frontaliers : 870 familles alsaciennes touchées par des licenciements en Suisse ou en Allemagne

Par Céline Rousseau, France Bleu Alsace, France Bleu Elsass et France Bleu jeudi 3 novembre 2016 à 16:29

L'arrivée des travailleurs frontaliers en gare de Bâle.
L'arrivée des travailleurs frontaliers en gare de Bâle. © Maxppp - Herve Kielwasser

Les travailleurs frontaliers en Suisse et en Allemagne seraient les premières victimes des licenciements dans l'industrie selon le comité de protection des travailleurs frontaliers européens. Des centaines de familles alsaciennes seraient touchées.

Selon le comité de protection des travailleurs frontaliers européens, basé à Ensisheim dans le Haut-Rhin, 870 familles alsaciennes de frontaliers sont touchées par de nouveaux licenciements en Suisse et en Allemagne. "C'est une situation inédite depuis 20 ans", souligne Charles Flory, président du comité qui compte 3.700 adhérents. "Aujourd'hui, c'est la rentabilité, le chiffre. Les personnes ne comptent plus", déplore-t-il, lui qui accompagne les frontaliers licenciés. Il était l'invité de France Bleu Alsace, vendredi 4 novembre.

Beaucoup de ces salariés font ou vont faire les frais de restructurations, de délocalisations ou de fermetures d'entreprises. A titre d'exemple, le groupe pharmaceutique Roche à Bâle supprime 190 emplois, dans la même ville BASF envisage de licencier 180 salariés d'ici à 2018. En Allemagne, à Neuenburg dans le pays de Bade, l'équipementier automobile Johnson Controls fermera définitivement ses portes fin décembre. 400 personnes vont perdre leur emploi.

On m'a reproché de ne plus être assez productif - Dominique, 57 ans, licencié il y a une semaine d'une imprimerie de Bâle.

A 57 ans, Dominique Fricker, a été licencié brutalement, il y a un peu plus d'une semaine, de l'imprimerie Leuthardt qui l'employait depuis 14 ans à Bâle. "On m'a reproché de ne pas être assez productif", raconte cet Alsacien.

Le comité de protection des travailleurs frontaliers tient son assemblée générale à Ensisheim, ce vendredi 2 novembre à 20h dans la salle Elisatia.