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Dossier : Coronavirus Covid-19

Frontière avec l'Allemagne : le Préfet comprend "l'écœurement des Mosellans"

Invité de France Bleu Lorraine, le Préfet de la Moselle Laurent Touvet a détaillé les modalités des restrictions de circulations vers l'Allemagne, à partir de ce mardi. Il explique que les entreprises allemandes devront assurer les tests elles-mêmes, pour ne pas engorger les laboratoires français.

Le Préfet de la Moselle indique que les entreprises allemandes doivent elles-mêmes assurer les tests, pour éviter d'engorger les laboratoires mosellans.
Le Préfet de la Moselle indique que les entreprises allemandes doivent elles-mêmes assurer les tests, pour éviter d'engorger les laboratoires mosellans. © Maxppp - Pierre HECKLER

Les autorités allemandes ont tranché : les travailleurs frontaliers devront présenter un test covid négatif datant de moins de 48h et remplir une déclaration, analogue à nos attestations, à partir de ce mardi. Invité de France Bleu Lorraine, le Préfet de la Moselle Laurent Touvet explique : "Il s'agit d'une décision du gouvernement allemand, pas du gouvernement français. Nous avons discuté pour essayer d'atténuer les effets négatifs et très perturbateurs pour la vie quotidienne de cette décision du gouvernement allemand. "

Une décision unilatérale de nos voisins

Le Préfet affirme que les travailleurs frontaliers "sont invités à s'adresser à leur employeur allemand, à leur école allemande, pour qu'ils fournissent ce test". Selon lui, "cette journée de lundi, où la mesure n'est pas encore en vigueur, doit être une journée d'information, pour que chacun puisse se renseigner sur la façon dont ça va se passer dans les jours qui viennent."

Les employeurs allemands assureront les tests

Laurent Touvet explique qu'il faut organiser ces tests pour qu'ils ne pèsent pas sur la capacité de dépistage de la Moselle, en effectuant les tests directement dans les entreprises qui emploient les frontaliers : "C'est en tout cas ce que j'ai demandé au gouvernement sarrois, qui s'est montré réceptif. Même si le dimanche il est compliqué de s'assurer que toutes les entreprises disposent bien de tests. Dans les grandes entreprises, c'est déjà en vigueur, et pour les plus petites, les organismes des chambres de commerce en Sarre s'engagent à diffuser des tests auprès des employeurs, mais je ne peux pas garantir qu'il y en aura partout ! "

"Il y a en France, la possibilité de se faire tester, ajoute le Préfet de la Moselle, mais nous avons besoin de ces tests pour la surveillance générale de l'épidémie, je ne voudrais pas qu'ils soient gaspillés pour ces tests très fréquents de passage de la frontière, donc il faut en priorité s'adresser en Allemagne."

Pas de contrôle au niveau de la frontière

Selon le représentant de l'État, la situation sera différente de celle du mois de mars dernier. Interrogé par France Bleu sur le risque de file d'attente à la frontière, Laurent Touvet affirme : "Le gouvernement français y tient beaucoup, il n'y aura pas de contrôle sur la frontière elle-même. Nous avons ici vécu la fermeture des frontières au printemps, on sait que c'est traumatisant, les contrôles seront réalisés sur le territoire allemand, par la police allemande, à des points variables, mais pas sur la frontière." 

Je comprends l'écœurement des Mosellans

Alors que certains mosellans font part de leur écœurement, disant se sentir "pestiférés", Laurent Touvet déclare : "Nous nous sommes habitués à ce qu'il n'y ait plus de frontière. Et quand elles réapparaissent, c'est un bouleversement dans la vie quotidienne, dans les mentalités. Je comprends l'agacement, l'écœurement des Mosellans qui vivent dans le même bassin de vie ! Sarrebruck, Forbach, Sarreguemines, c'est le même bassin de vie, il y a un petit pointillé qui passe au milieu, mais la vie quotidienne s'organise sans penser à ce pointillé, sauf ces jours-ci." 

Il n'y a pas d'évolution en revanche dans l'autre sens, de l'Allemagne vers la France, une décision voulue par le Préfet : "Il y a aussi les Français qui rentrent le soir. Il était totalement inutile et inopportun d'ajouter en plus des contraintes à ces frontaliers qui doivent rentrer chez eux le soir."

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