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Économie – Social

Fuite de documents concernant les sous-marins DNCS construits à Cherbourg

mercredi 24 août 2016 à 8:36 - Mis à jour le mercredi 24 août 2016 à 16:18 Par Benoît Martin, France Bleu Cotentin et France Bleu

C'est un coup dur pour DNCS. Le constructeur naval installé notamment à Cherbourg vient d'être victime d'une importante fuite d'informations techniques "sensibles" sur ses sous-marins de type Scorpène.L'information est révélée ce mercredi matin par le journal The Australian.

Une fuite chez DCNS. Les données techniques des sous-marins Sorpène dans la nature
Une fuite chez DCNS. Les données techniques des sous-marins Sorpène dans la nature © Maxppp - Jean-Yves Desfoux

Ce sont au total 22 400 pages qui auraient été divulguées. Elles détaillent les capacités de combat de ces sous-marins de type Scorpène : les sondes des vaisseaux, leurs systèmes de communication et de navigation mais aussi celui des lance-torpilles. 22 400 pages qui sont dans la nature. C'est ce que révèle mercredi le journal The Australian.

Voilà qui est particulièrement gênant pour DCNS puisque ces Scorpène sont utilisés par les armées indienne, malaisienne et chilienne. Au total 10 sous-marins déjà exploités alors que le Brésil compte en mettre 4 en service d'ici deux ans.  Et puis indirectement, c'est aussi l'image de DNCS qui en prend un coup. Le contrat du siècle avec l'Australie portant sur la livraison de plusieurs sous-marins pour un montant de 38 milliards de dollars n'est toujours pas signé.

Réagir pour rassurer les clients

Une telle affaire peut-elle remettre en cause ce contrat ? Pour le secrétaire général du syndicat CFDT de l'entreprise, David Robin, ça n'aura pas d'incidence car le modèle destiné à l'Australie, c'est le Barracuda. Pour celui-ci, aucune fuite actuellement. Mais pour le responsable syndical qui compte rencontrer la direction dans la journée, il faut absolument réagir pour éviter toute nouvelle fuite et rassurer les clients futurs.

En attendant, une enquête a été ouverte. Elle est menée par les autorités nationales de sécurité selon DCNS, groupe détenu à plus de 60% par l'Etat. Déjà plusieurs pistes se profilent quant à la source de cette fuite. Elle pourrait venir d'Inde ou d'un ancien officier de la marine française. Des données qui pourraient avoir transité par des sociétés du Sud-Est asiatique avant d'être envoyées à une entreprise australienne.