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Économie – Social DOSSIER : Alstom Transport : quel avenir à Belfort ?

Fusion Alstom-Siemens : inquiétude des syndicats et vigilance des élus de Belfort

mercredi 27 septembre 2017 à 11:10 Par Soline Demestre, France Bleu Belfort-Montbéliard et France Bleu

Le Français Alstom et et l'Allemand Siemens ont signé ce mardi soir un protocole d'accord. Ils vont fusionner leurs activités ferroviaires pour devenir un géant du secteur et contrer la concurrence chinoise. A Belfort, élus locaux et syndicats restent inquiets pour l'avenir.

Le nouveau groupe prendra le nom de Siemens Alstom
Le nouveau groupe prendra le nom de Siemens Alstom © Maxppp - Thomas Padilla

Belfort, France

Après des négociations avortées en 2014, Alstom et Siemens ont fini par signer ce mardi soir un protocole d'accord pour un rapprochement de leurs activités ferroviaires.

Ce sont les actionnaires de Siemens qui prendront les décisions" - Damien Meslot, Ian Boucard, Florian Bouquet

Le maire de Belfort Damien Meslot, le député Ian Boucard et le président du Territoire de Belfort Florian Bouquet, publient ce mercredi matin un communiqué commun. Pour eux, il ne s'agit ni d'une fusion ni d'un simple rapprochement : "Le plan de rapprochement d’Alstom avec Siemens est en réalité le rachat d’Alstom par Siemens. En effet, Siemens devient majoritaire au capital d’Alstom et bien que le nouveau groupe soit dirigé par Henri Poupart-Lafarge, que son siège reste à Saint-Ouen et qu’il soit coté à la Bourse de Paris, ce sont désormais les actionnaires allemands de Siemens qui prendront les décisions".

Emplois préservés pour quatre ans et plan de sauvetage maintenu

Les élus affirment en revanche avoir obtenu des garanties de la part du ministre de l'économie et des finances Bruno Le Maire : "Il y a un engagement du nouveau groupe de maintenir l’emploi pendant quatre ans et de ne fermer aucun site industriel sur le territoire français. Mais surtout, pour Belfort, nous avons obtenu que le nouveau groupe Siemens-Alstom reprenne à son compte l’intégralité du plan de sauvetage du site d’Alstom de Belfort." Le plan de sauvetage, présenté il y a un an, pour éviter la fermeture du site de Belfort n'est toujours pas finalisé. Une nouvelle réunion du comité de suivi est prévue en octobre. Les élus affirment vouloir rester "vigilants sur les investissements de diversification du site de Belfort qui, seuls, permettront la pérennité du site sur le long terme."

Il y a de quoi s'inquiéter pour l'emploi" - Pascal Novelin (CGT)

Mais toutes ces promesses ne suffisent pas à rassurer les syndicats. "C'est de nouveau un fleuron industriel qui va échapper à la France, le dernier pan d'Alstom, déplore Pascal Novelin, délégué CGT à Alstom Belfort. Il y a deux ans c'était l'énergie, maintenant c'est le transport et demain, c'est la domination de Siemens qui va diriger Alstom ou ce qui restera d'Alstom. Les décisions seront prises par Siemens, donc on s'inquiète pour demain. Une grande partie de Siemens fait la même chose que nous, donc il y a de quoi s'inquiéter."

"Dans ce genre de situation, on se rend compte que la variable d'ajustement c'est l'emploi, ajoute André Fages, délégué CFE CGC d'Alstom Belfort. Il n'y a qu'à voir ce qui s'est passé avec le rachat d'Alstom Power par General Electric ou la fusion d'Alcatel Lucent et Nokia. Même si, au début, on a des déclarations d'intention disant que l'emploi sera sauvegardé, on perd du monde."

André Fages dénonce aussi le désengagement de l'Etat français du capital d'Alstom : "On aurait préféré que l'Etat reste au capital. Ça aurait été une preuve de l'intérêt de l'Etat pour l'industrie française. On ne comprend pas pourquoi il quitte le capital d'Alstom alors qu'il est, au moins temporairement, au capital de STX par exemple."

Les syndicats attendent maintenant de savoir exactement comment sera gouvernée cette nouvelle entité qui devrait voir le jour fin 2018.

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