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Fusion Peugeot - Fiat : inquiétudes pour l'emploi automobile en région parisienne

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Par , France Bleu Paris

La fusion entre Peugeot et Fiat maintenant actée, les syndicats de PSA s'inquiètent pour l'emploi en région parisienne.

Les locaux de PSA à Poissy.
Les locaux de PSA à Poissy. © Radio France - Fanny Bouvard

Les actionnaires ont validé la fusion entre PSA et Fiat Chrysler. Cette union donne naissance à Stellantis, troisième groupe automobile mondial en terme de chiffre d'affaires. Grâce à l'opération, la nouvelle entité devrait économiser près de 5 milliards d'euros par an à terme et poursuivre la restructuration des sites industriels de PSA. En Ile-de-France, le volume d'emplois représentés par l'industrie automobile a déjà été fortement impacté par plusieurs fermetures. "L'usine de Saint-Ouen vient de fermer ses portes au 31 décembre", rappelle Jean-Pierre Mercier, délégué syndical central à PSA. "Il ne va rester que le site PSA de Poissy", résume-t-il. 

Les syndicats redoutent de nouvelles suppressions

"Carlos Tavares n'a pas attendu la fusion pour continuer à supprimer des postes ou fermer des usines", dénonce Jean-Pierre Mercier. Selon lui, en Ile-de-France, "on ne peut plus compter" les emplois supprimés. La fermeture du site PSA d'Aulnay-sous-Bois, en 2013, avait notamment entraîné la suppression de près de 3 000 postes. "Depuis 2013, Carlos Tavares a supprimé 30 000 emplois CDI en France", chiffre encore le délégué syndical central. Selon Jean-Pierre Mercier, "ces attaques vont continuer, personne n'est à l'abris, aucune catégorie professionnelle ni aucun site industriel."

La fusion, une question de survie ? 

De son côté, Flavien Neuvy, responsable de l'observatoire Cetelem de l'automobile, ne croit pas qu'il faille voir la fusion avec Fiat comme un danger pour l'emploi sur les sites industriels français pour le moment. "Des garanties ont été apportées par les dirigeants des deux groupes, c'est une fusion amicale", rappelle l'économiste. Pour lui, la création du géant automobile Stellantis va permettre à PSA et Fiat de mieux affronter la "crise profonde" actuelle, "avec des ventes qui se sont effondrées" et également permettre de mieux répondre aux "normes environnementales à respecter, qui sont de plus en plus drastiques et qui nécessitent d'investir des milliards et des milliards d'euros en recherche et développement pour inventer la voiture du futur". 

Flavien Neuvy explique cependant que le développement de l'électrique aux dépends des moteurs thermiques "n'est pas sans poser un certain nombre de questions pour l'emploi dans l'industrie automobile à moyen et long terme". En effet, la conception d'une voiture électrique implique moins de fabrication de pièces détachées, "moins de main d'oeuvre pour être assemblée" et pour l'instant, "les batteries sont importées d'Asie", précise Flavien Neuvy.

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