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Économie – Social

G7 de Biarritz : les commerces grognent de plus en plus fort

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Par , France Bleu Pays Basque

Les pertes commerciales de plus en plus fortes constatent les commerçants de la côte Basque. Depuis le début de la semaine le Pays Basque vit au ralenti surtout dans les zones urbaines du littoral. A tel point que les commerçants révèlent leurs difficultés.

Certains commerces de Biarritz victimes du G7
Certains commerces de Biarritz victimes du G7 © Radio France - Paul Nicolai

Pays Basque, France

Les commerces du Pays Basque grognent de plus en plus fort. Pas assez de clients. Grosses pertes durant la semaine qui vient de s'écouler.

Discrets jusqu'à présent les commerçants commencent à parler. De plus en plus reconnaissent que l'organisation du G7 de Biarritz pèse lourd dans leurs résultats financiers. Il faut dire que les magasins de la côte basque, surtout leurs clientèle, sont soumis à l’extrême sévérité d'un dispositif de sécurité mis en place depuis le milieu de la semaine jusqu'à lundi inclus.

Pertes commerciales en dehors de la zone G7

Samedi après midi le directeur du plus gros centre commercial de la côte basque, le BAB2 d'Anglet, révélait une forte baisse de fréquentation. Moins 20% dès le début de la semaine. Jusqu'à moins 50% de clients samedi dans un centre qui concentre 119 enseignes.

L'une des galerie du BAB2 quasi déserte samedi - Radio France
L'une des galerie du BAB2 quasi déserte samedi © Radio France - Alexandre Bertaud

Pertes dans les magasins de Biarritz

A quelques kilomètres de là, à Biarritz, certains commerçants sortent la calculatrice. Les chiffres ne sont pas bons. Comme ceux de Michael, du restaurant et fromagerie La Grappe à Fromage. L’établissement se situe en zone bleue. Il constate des pertes : moins 30% mercredi et jeudi. Moins 65% vendredi et moins 82% samedi par rapport à la même semaine l'an dernier.

Un commerce de Biarritz a préféré fermer carrément dès vendredi - Radio France
Un commerce de Biarritz a préféré fermer carrément dès vendredi © Radio France - Nathalie Bagdassarian

Pour Michael, les pertes s'élèvent de 4000 à 5000 euros durant cette semaine d’août. Il est aussi inquiet pour la fin de saison. Michael ne sait pas si les touristes seront au rendez vous dès mardi prochain alors que, dit-il, les vacances se prennent normalement du samedi au samedi.

Le témoignage de Michael, patron du restaurant-fromagerie "la rape à fromages"

Il n'est pas le seul à manifester son inquiétude. Le patron de la Saline, un restaurant de la rue Gambetta (partie haute) en zone bleue n'a pas encore dresser de bilan. Toutefois, il constate que vendredi dernier, à midi, au lieu des 100 à 120 couverts habituels il n'en a eu que 12 ! Le chef de cet établissement de 14 salariés regrette la manière dont certains restaurateurs ont été sélectionnés par la ville pour faire partie d'une liste de promotions offerte aux milliers de journalistes présents dans la cité impériale.

G7 : le pari perdu ?

Un autre établissement de la rue Gambetta, "le comptoir à burger" a parié sur l'activité durant le G7. Le premier bilan est accablant : moins 70% de clientèle vendredi et samedi ! De rage, le patron du CAB a décidé de fermer dimanche ET lundi en mettant en congés son personnel durant ces deux jours.

A Biarritz, Serge Istèque attend une compensation pour les commerces lésés

Serge Istèque sur la place Clemenceau à Biarritz - Radio France
Serge Istèque sur la place Clemenceau à Biarritz © Radio France - Jacques Pons

Durant cinq jours au moins Biarritz se trouve sous une cloche hermétique. Cinq jours durant lesquels les magasins devaient faire leur beurre avec (seulement) les journalistes, les militaires et les policiers. Peu probable que les chefs d'état se rendent dans leurs boutiques. Du coup, les associations de commerçants espèrent une compensation pour le manque à gagner. Serge Istèque ne doute pas qu'il y aura un rattrapage. Mais pour le président de l'office de commerce et de l'artisanat de Biarritz cela se fera à condition d'être uni.

Serge Istèque attend de la France une compensation des commerces lésés par le G7

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