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Économie - Social

Gaspillage alimentaire : faut-il modifier les dates de péremption ?

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

A l'occasion de la journée nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire ce mardi, une pétition intitulée #ChangeTaDate vient d'être lancée à destination des industriels et des distributeurs pour "qu'ils clarifient leurs dates de péremption", qui représentent 20% du gaspillage dans les foyers.

Illustration journée nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire.
Illustration journée nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire. © Maxppp - Christelle BESSEYRE

Alors que la France célèbre ce mardi la 6e journée nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire, les fondateurs de l'application mobile "Too Good to Go", qui vise à "sauver" à prix réduit des repas qui seraient sinon jetés à la poubelle, lance une pétition intitulée #ChangeTaDate à destination des industriels et des distributeurs pour "qu'ils clarifient leurs dates de péremption".

Les dates de péremption représentent 20% du gaspillage alimentaire

Les dates de péremption, mises en place pour prévenir tout risque sanitaire, suscitent la confusion chez certains consommateurs au point de contribuer à 20% du gaspillage dans les foyers selon un avis rendu par la Commission européenne en 2011.

A l'image des fondateurs de "Too Good To Go" plusieurs associations écologistes et de consommateurs  militent pour une réforme des mentions "A consommer de préférence avant" (date de durabilité minimale, DDM) et "à consommer jusqu'au" (date limite de consommation, DLC) réglementées au niveau européen.

Appliquées depuis 1984, et parfois apposées sur des produits non-périssables, les dates de péremption visaient à l'origine à éviter les intoxications alimentaires qui faisaient encore des milliers de morts dans les années 1950-1960.

Consommateur "conditionné"

Mais "le consommateur est tellement conditionné par ces dates" qu'il finit par être "piégé" et ne fait plus appel au bon sens pour savoir si un produit est périmé ou pas, estime Jean-Charles Catteau, consultant indépendant interrogé par l'AFP.  Il est donc nécessaire de "les repenser" selon lui.

Actuellement les dates sont définies en "laboratoires" à l'aide de "tests de vieillissement accéléré" des produits comme l'explique Claire Meunier, de chez Coca-Cola. La firme tient compte de trois critères : la dimension sanitaire (absence de bactéries), la qualité (le goût) et les propriétés intrinsèques (vitamines, minéraux).

Simplifier les mentions 

Anne Legentil, de l'association Familles rurales, plaide pour la simplification des mentions apposées sur les denrées alimentaires vendues en supermarché en utilisant la traduction de l'anglais "best before" ("meilleur avant"). C'est notamment le choix qu'a fait l’enseigne Carrefour qui a modifié ou supprimé les dates de consommation de 500 de ses produits à marque propre (MDD) depuis 2014.

Autre piste de réflexion : laisser "un espace sur l'étiquette pour que le consommateur y écrive" la date d'ouverture du produit. 

Le gouvernement doit publier dans un an un rapport sur l'harmonisation des dates de péremption. Selon France Nature Environnement, 10 millions de tonnes d'aliments sont gaspillés chaque année en France.

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