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Gaztegur, un projet transfrontalier sur le musée et chantier naval de Pasaia

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Par , France Bleu Pays Basque

Le chantier Naval et musée de Albaola à Pasaia au Pays basque espagnol accueille depuis quelques jours une nouvelle structure en son sein. Une structure de 31 mètres de long, et 6 de haut, toute en bois, réalisée en partenariat entre trois écoles de formation en bois.

Le président d'Albaola Xabier Agote fier de ce travail transfrontalier pour bâtir le futur refectoire du musée / chantier naval.
Le président d'Albaola Xabier Agote fier de ce travail transfrontalier pour bâtir le futur refectoire du musée / chantier naval. © Radio France - Anthony Michel

On connaissait le chantier naval et musée d'Albaola pour le projet de création de baleinier à Pasaia au Pays basque Espagnol. Mais depuis octobre, c'est un autre projet qui occupe les charpentiers du site: Gaztegur, mélange des deux mots basque "gazte" = "jeune" et "egur"= "bois". Tout est parti d'une idée simple, Albaola avait besoin d'un grand réfectoire pour ses élèves, alors le président a décidé de soliciter deux autres formations en bois, celle de Donibane à Pampelune, et les Compagnons du tour de France d'Anglet. "A Albaola, on a une vocation transfrontalière depuis toujours", explique Xabier Abote le président d'Albaola. "On éprouve un plaisir spécial à échanger avec avec d'autres d'autres centres".

Une structure de 31 mètres de long et 6 mètre de haut pour accueillir le futur réfectoire
Une structure de 31 mètres de long et 6 mètre de haut pour accueillir le futur réfectoire © Radio France - Anthony Michel

Ainsi depuis octobre, les trois écoles travaillent ensemble, tout en étant à distance et mettent en commun leurs compétences et leurs savoirs. Des portiques ont même été façonnés à Pampelune et Anglet avant d'être transportés et montés sur site.

A moitié financé par l'Eurorégion

Un projet aux multiples bénéfices pour Jean René Ithurbide, directeur de la fédération compagnonique à Anglet. "C'était amener aussi aux jeunes une autre ouverture, du transfert d'échanges autour du métier. Au delà de tout cela, cette structure pour le futur réfectoire c'est aussi s'inviter à comprendre le sens de la coopération". Et les jeunes sont satisfaits. C'est le cas par exemple de Damien Cheix compagnon actuellement à Anglet. "C'était une superbe semaine. On voit des nouvelles choses et c'est toujours enrichissant Et puis après le travail, quand on se retrouve pour manger, tout ça, c'est différent, et c'est super bien".

Le futur réfectoire est collé à l'actuel musée / chantier naval à Pasaia
Le futur réfectoire est collé à l'actuel musée / chantier naval à Pasaia © Radio France - Anthony Michel

Le projet Gaztegur aura coûté 57 515 euros, financé à 45% par l'Eurorégion. Un projet en effet très tourné vers l'Eurorégion dont sont issues les trois centres de formation en bois. "C'est vrai que c'est un projet qui réunit plusieurs priorités pour l'Eurorégion" souligne la directrice de l'Eurorégion Arola Urdangarin. D'abord, la cohésion entre les jeunes, les langues aussi, parce qu'ils vont travailler, évidemment, dans les langues de l'Eurorégion, mais aussi l'apprentissage formation professionnelle, et le bois, la construction durable."

Un projet modèle

_"_C'est un modèle parce que ça permet d'identifier les obstacles et ce qui fonctionne bien" salut le consul général de France à Bilbao Yann Battefort. "Parmi les obstacles, c'est la disponibilité des formateurs. C'est vrai que c'est compliqué de trouver des formateurs, des charpentiers disponibles dans d'autres métiers également. On s'aperçoit vraiment que nous avons un besoin de former des professionnels le plus vite possible. Et les autres aspects que nous avons identifiés, c'est que finalement, la barrière de la langue est un obstacle que les jeunes savent passer relativement facilement. Donc, nous remplissons aussi un objectif qui a un objectif de coopération transfrontalière et d'immersion linguistique. Ce projet est véritablement emblématique aussi de cet aspect là."

Il reste encore plusieurs mois de travaux qui devraient s'achever d'ici la fin de l'année.

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