Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

General Electric à Belfort : l'inquiétude derrière les discours

vendredi 27 avril 2018 à 16:52 Par Nicolas Wilhelm, France Bleu Belfort-Montbéliard

Prés de 200 salariés de General Electric à Belfort se sont rassemblés ce vendredi matin devant le site belfortain. Un débrayage à l'appel de l'intersyndicale (CFE/CGC, CGT, CFDT et FO) pour protester contre le projet de restructuration de la branche énergie du géant américain.

200 salariés ont répondu ce vendredi à l'appel de l'intersyndicale de GE à Belfort
200 salariés ont répondu ce vendredi à l'appel de l'intersyndicale de GE à Belfort © Radio France - Nicolas Wilhelm

Belfort, France

L'instant est inédit. L'Internationale, le chant symbole des luttes sociales, a résonné ce vendredi matin devant les portes de GE. C'est aussi la première fois que l'intersyndicale au niveau national se réunissait à Belfort. A l'appel de l'intersyndicale, prés de 200 salariés de General Electric à Belfort se sont rassemblés devant le site belfortain. Un débrayage à l'appel des syndicats CFE/CGC, CGT, CFDT et FO pour protester contre le projet de restructuration de la branche énergie du géant américain. 

Menace sur 12 000 postes dans le monde dont 5 500 en Europe

Il prévoit 12 000 suppressions de poste dans le monde dont 5 500 en Europe dans la branche énergie. " On aimerait savoir ce qu'il va se passer. On entend des rumeurs et on s'inquiète pour nos emplois. C'est l'affaire de tous les employés de GE" confie ce salarié mobilisé devant le restaurant d'entreprise, lieu du rassemblement.

La France tranquille encore cette année mais après...

La France est protégée par un accord signé fin 2015 (sur trois ans) au moment du rachat par GE de la branche énergie d'Alstom mais il s'applique jusqu'à la fin de l'année. " Oui, cet engagement existe. Pas de fermeture de site ni suppression de postes. Mais c'est faux. Regardez ce qu'il se passe à Grenoble : il y a un plan social en cours dans la partie hydraulique avec une menace sur 345 suppressions de poste envisagées" rappellent Karim Matougso, délégué CGT chez GE Belfort. En Suisse, en Allemagne et en Angleterre, des plans de restructuration sont en cours. 

Débrayage à 11h ce vendredi devant le site GE de Belfort - Radio France
Débrayage à 11h ce vendredi devant le site GE de Belfort © Radio France - Nicolas Wilhelm

" Nous n'acceptons pas ces décisions. Nous, on demande l'arrêt de cette restructuration et de pouvoir avoir un vrai plan stratégique industriel. La mobilisation doit être de tous les instants. Nous disons à la direction : on ne vous laissera pas détruire notre tissu industriel" indique Sylvain Lefèvre de la fédération Industriall qui représente les syndicats de l'ensemble des sites européens de GE. Le géant américain, c'est 4 000 salariés dans le Territoire de Belfort répartis sur les sites de Belfort et Bourogne

Les salariés à l'écoute des discours des représentants syndicaux - Radio France
Les salariés à l'écoute des discours des représentants syndicaux © Radio France - Nicolas Wilhelm

De son côté, la direction de GE à Belfort dit entendre les inquiétudes des employés. Tout en restant mobilisé, elle rappelle que l’effectif de Belfort a augmenté de 300 salariés ces 3 dernières années et que la France n’a pas été touchée par le plan de réorganisation mondial de la branche Energie GE Power.