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Dossier : General Electric dans le Territoire de Belfort

GE Steam Power : toujours pas d'accord dans les négociations sur le plan social entre direction et syndicats

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Belfort-Montbéliard

300 personnes environ se sont réunies devant l'entrée de GE Steam Power à Belfort, ce mercredi 5 mai, en soutien aux salariés de la branche charbon et nucléaire de la firme américaine. Un plan social menace toujours 144 postes. Les négociations entre l'intersyndicale et la direction se poursuivent.

Salariés de General Electric, syndicats et élus locaux se sont rassemblés ce mercredi porte des Trois Chênes pour défendre les emplois de firme Steam Power.
Salariés de General Electric, syndicats et élus locaux se sont rassemblés ce mercredi porte des Trois Chênes pour défendre les emplois de firme Steam Power. © Radio France - Thomas Vichard

La mobilisation continue à Belfort devant la porte des Trois Chênes à Belfort ce mercredi 5 mai, près d'une semaine après le début du  blocage d'un convoi exceptionnel d'une turbine. Intersyndicale et élus locaux appelaient les Belfortains à manifester pour soutenir les salariés de GE Steam Power, touchés par un plan social qui menace 144 emplois dans la firme charbon et nucléaire de General Electric. 300 personnes ont répondu présent à 12h30 au Techn'hom. 

Le plan "sans départ contraint" bloque les négociations

Les discussions devaient se terminer ce mercredi soir entre la direction et l'intersyndicale. Elles vont finalement continuer ce jeudi. Si 94 emplois ont d'ores et déjà été sauvés, les représentants des salariés demandent à leur direction un plan sans départ contraint pour quitter la table des négociations. Et c'est ce qui bloque encore. Les syndicats veulent des garanties pour l'avenir des salariés et aimeraient transformer le plan de licenciements en un plan de départs volontaires. 

L'intersyndicale demande à ce que les salariés de Steam Power concernés bénéficient d'un reclassement en interne, avec des offres sérieuses, adaptées à leurs compétences. La direction reste pour l'heure réticente et ne veut pas écrire cette réclamation noir sur blanc. Une bataille entre les avocats des deux parties se joue maintenant "pour trouver la bonne formulation", indique Dominique Thiriet, secrétaire général CGT chez Steam Power.

Prise de parole des élus locaux

Dans le cortège mercredi, une vingtaine d'élus, dont Florian Bouquet président du département, Arnaud Marthey, conseiller délégué à la Région Bourgogne Franche-Comté, mais aussi Damien Meslot. Le maire de Belfort et président du Grand Belfort a pris la parole à la suite des syndicats et annonce qu'avec les autres élus, ils vont interpeller dans la presse Emmanuel Macron : "C'est lui qui était à l'origine du rachat de la partie énergie d'Alstom par General Electric, c'est lui qui avait fait des promesses. Les promesses du président de la république, comme celles de General Electric, on n'y croit plus maintenant ! Ce qu'on veut, ce sont des actes et nous serons aujourd'hui comme demain à vos côtés pour exiger le maintien de l'emploi.

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Importante mobilisation syndicale également, de différents secteurs d'activité  : GE Gas Power, EDF, métallurgie ou encore cheminots. "Nous demandons à l'Etat d'agir au plus vite en notre faveur car il possède un droit de veto sur le périmètre nucléaire. Nous demandons donc à Emmanuel macron d'intervenir pour demander fermement à General Electric de transformer ce PSE en gestion prévisionnelle des emplois et des compétences sans départs contraints et ceci dans l'intérêt de notre pays et de notre indépendance énergétique", a clamé Christian Mougenot, délégué syndical CFDT de la branche nucléaire de GE à Belfort.

Pas de mobilisation générale à Belfort

En revanche, malgré cet appel des syndicats et des élus, peu de Belfortains sans lien direct avec General Electric ont répondu présent, au grand dam de plusieurs manifestants : "Étant petite je me rappelle avoir manifesté pour mon papa quand c'était encore Alstom et qu'il y avait déjà un plan de licenciements, ça occupait toute la rue piétonne de Belfort. Les gens sont peut être moins investis, c'est peut être la pandémie, la peur dans la foule", témoigne Emilie, institutrice venue en famille pour accompagner son mari, salarié de Steam Power. "Il y a une lassitude et une érosion continue, du coup ça marque moins les esprits et petit à petit les gens ne réagissent pas trop", estime Jean-Charles salarié de la firme charbon et nucléaire. Mais Hélène autre épouse de salarié chez General Electric tempère : "Pour le premier PSE il y avait plus de 8000 personnes, entre temps il y a eu le Covid, entre temps il y a eu déjà tous les salariés qui sont partis effectivement puisque c'est le quatrième PSE. Mais ce n'est pas aussi facile effectivement à mercredi midi d'avoir des milliers de personnes comme un samedi d'été".

Samedi, la manifestation du 1er mai avait rejoint le piquet de grève au Techn'hom, réunissant au total là aussi près de 300 personnes. 

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