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Économie – Social DOSSIER : General Electric dans le Territoire de Belfort

General Electric à Belfort : 180 postes vont disparaître dans les turbines vapeur

mercredi 27 mars 2019 à 18:35 - Mis à jour le jeudi 28 mars 2019 à 16:12 Par Nicolas Wilhelm, France Bleu Belfort-Montbéliard et France Bleu

Un accord a été signé ce lundi 25 mars à Paris entre la direction et les syndicats de General Electric. Il prévoit la disparition de 180 postes à Belfort au sein de la division Alstom Power System qui fabrique les turbines vapeur. La restructuration de GE à Belfort est en marche.

L'accord conclu ce lundi entre direction et syndicats est le premier signe tangible des restructurations au sein de GE à Belfort
L'accord conclu ce lundi entre direction et syndicats est le premier signe tangible des restructurations au sein de GE à Belfort © Maxppp - Lionel Vadam

Belfort, France

Ce sont incontestablement les premiers signes des restructurations chez General Electric à Belfort. Un accord conclu ce lundi 25 mars à Paris entre la direction et les syndicats de GE prévoit la suppression de 180 postes à Belfort au sein de la division Alstom Power System qui fabrique les turbines vapeur.

Rupture conventionnelle collective et plan seniors

La CFE-CGC et la CFDT étaient assis à la table des négociations. Les deux syndicats ont fini par signer l'accord avec la direction. Il prévoit la mise en place d'une rupture conventionnelle collective (RCC) et d'un Plan Senior au sein de l'entité APS de GE (Alstom Power System) qui fabrique notamment à Belfort les turbines vapeur pour les centrales nucléaires. Cette branche de GE emploie 1.100 personnes sur le site belfortain. 

Ce texte accord prévoit la suppression de 264 postes en France dans cette division de GE d'ici le 30 juin 2020. "C'est en effet le début de quelque chose. On a toujours le choix de signer ou de ne pas signer. Si on a signé, c'est parce qu'on voulait valider l'ensemble des dispositifs d'accompagnement que nous avions négocié mais cela ne veut pas dire qu'on justifie les réductions d'effectifs que ce plan va entraîner" explique Henri-Louis Humbrecht, délégué CFE/CGC chez Alstom Power System qui a participé aux négociations avec la direction.

Incompréhensible pour le syndicat SUD

La branche Alstom Power System devrait donc se séparer de 264 de ses 1.600 employés en France, dont 180 à Belfort (sur 1.100) d'ici le 30 juin 2020 comme le prévoit l'accord. C'est dans ces ateliers que l'on fabrique l'emblématique turbine Arabelle, qui a fait la renommée d'Alstom et maintenant de GE. Le syndicat Sud a réagit également à la signature de cet accord et fait part de son inquiétude pour l'avenir. "Se séparer de salariés alors que le carnet de commandes est plein sur les dix prochaines années est incompréhensible. On met un genou à terre mais on ne pourra pas se relever" indique Alexis Sesmat, l'un de ses délégués.  

À Belfort, la direction de GE confirme cet accord au sein de la branche APS et rappelle que les départs se feront sur la base du volontariat.

Une porte ouverte aux réductions d'effectifs

Dans le cadre du rachat de la branche énergie d'Alstom en 2015, General Electric avait promis de créer 1.000 emplois en France d'ici fin 2018. Cet accord a protégé Belfort et les autres sites français pendant trois ans. La promesse, on le sait, n'a pas été tenue. Après avoir payé une forte amende, le géant américain a désormais les mains libres pour opérer des licenciements, selon les syndicats. 

En grande difficulté, sa branche turbine à gaz, 1.900 salariés dans le Territoire de Belfort, pourrait bien être la prochaine victime de la restructuration. 800 à 900 postes pourraient disparaître.  

Avant la branche Alstom Power System, un premier accord de rupture conventionnelle collective a été signé entre syndicats et direction au début du mois de mars au sein de la division Power Conversion (conversion d'énergie). Chez GE à Belfort, il prévoit la disparition de 18 postes sur un effectif de 215.