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Économie – Social DOSSIER : General Electric dans le Territoire de Belfort

General Electric à Belfort : l'intersyndicale adresse un nouvel ultimatum à Bruno Le Maire

L'intersyndicale de General Electric (GE) à Belfort a annoncé lundi avoir "mis en demeure" le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, lui donnant jusqu'au 15 août pour répondre à ses demandes alors qu'un plan social prévoit la suppression d'un millier d'emplois.

Manifestation de soutien aux salariés de General Electric à Belfort le 22 juin 2019
Manifestation de soutien aux salariés de General Electric à Belfort le 22 juin 2019 © Maxppp - Christian LEMONTEY

Belfort, France

Dans un courrier en date de vendredi et rendu public lundi lors d'une conférence de presse à Belfort, l'intersyndicale de General Electric à Belfort enjoint le ministre de l'Economie Bruno le Maire de répondre à cette "nouvelle mise en demeure". A défaut de réponse ou "d'acte positif", elle se réserve le "droit d'en tirer toutes les conséquences", prévient-elle.

Menace d'assignation devant le tribunal administratif

"Nous assignerons le gouvernement devant tribunal administratif" compétent pour faire reconnaître "le préjudice lié au non respect de l'accord" du 4 novembre 2014, a précisé Philippe Petitcolin, responsable CFE-CGC.

Dans cet accord, GE s'engageait auprès de l'Etat français à développer la filière de turbines à gaz de GE Belfort que le groupe américain venait d'acquérir et à générer un millier d'emplois "hautement qualifiés" en France d'ici à la fin 2018, pourtant jamais créés alors qu'il prévoit désormais d'en supprimer autant.

Demande de réunion du comité de suivi

Dans un courrier du 23 juillet, Bruno Le Maire a assuré l'intersyndicale de son "engagement total pour garantir la pérennité du site industriel". Mais s'adressant au ministre, "co-contractant" de l'accord, celle-ci lui demande de mener "une analyse -robuste- permettant de vérifier la réalité des engagements pris" par le groupe ainsi qu'une "réunion immédiate" du comité de suivi du plan social dont Bruno Le Maire avait annoncé lui-même la création lors d'une visite à Belfort le 3 juin.

Les syndicats reprochent également au Ministre d'être resté "totalement silencieux" sur sa demande de suspension de la procédure de la restructuration. "L'Etat a les moyens (...) de contraindre GE à faire évoluer le plan de restructuration", a assuré Philippe Petitcolin.

Selon l'intersyndicale, l'Etat pourrait infliger à GE, en vertu de la loi Pacte, une sanction financière pouvant atteindre le double du montant de l'acquisition de la branche énergie d'Alstom par GE qui s'élevait à 12 milliards d'euros.

GE a annoncé fin mai son intention de supprimer près de 1.050 postes en France, dont pratiquement 800 dans l'entité turbines à gaz du site de Belfort, soit la moitié de ses effectifs. Au total, le groupe américain emploie 4.300 salariés à Belfort.

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