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General Electric à Belfort : le directeur et la DRH veulent bénéficier du plan social, les syndicats s'agacent

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Belfort-Montbéliard, France Bleu

Antoine Peyratout, directeur général du site turbines gaz de GE Belfort, et Catherine Létang, DRH, ont demandé à quitter le groupe américain dans le cadre du plan de départs volontaires, ce qui fait réagir les syndicats.

De gauche à droite : Antoine PEYRATOUT, directeur général GE Power France, et Patrick MAFFEIS, le directeur général Europe de GE.
De gauche à droite : Antoine PEYRATOUT, directeur général GE Power France, et Patrick MAFFEIS, le directeur général Europe de GE. © Maxppp - Alexandre Marchi

Antoine Peyratout, directeur général de l'entité turbines à gaz de l'usine General Electric (GE) à Belfort, et sa directrice des ressources humaines Catherine Létang ont demandé à bénéficier du plan de départs volontaires en cours, a-t-on appris lundi des syndicats, qui s'agacent de cette situation. Le directeur de l'usine est ainsi comparé au "capitaine du Concordia. C'est le commandant qui fait couler le bateau, et c'est le premier à prendre le canot de sauvetage" confie une source syndicale à France Bleu.

Deux dossiers passés en commission

Le plan social prévoit la suppression de 485 emplois sur 1.750 sur le site de production des turbines à gaz (GE EPF) en plusieurs phases. La première concerne 294 dossiers, qui ont été acceptés par la commission de suivi, comme le révélait vendredi France Bleu Belfort Montbéliard. Cette commission a déjà reçu davantage de candidatures que de places disponibles pour cette première phase qui devait initialement s'achever fin mars.

Parmi les dossiers validés, sont apparus les noms de deux artisans du plan social : Antoine Peyratout et Catherine Létang, respectivement patron de l'entité turbines à gaz de GE France et directrice des ressources humaines, a-t-on appris de sources syndicales. 

Tous deux ont piloté le plan social et le fait qu'ils en bénéficient fait grincer des dents salariés et syndicats. "On voit bien maintenant qu'Antoine Peyratout est venu juste pour brader nos usines".

C'est comme le capitaine du Concordia. Antoine Peyratout est le commandant qui fait couler le bateau, et c'est le premier à prendre le canot de sauvetage

Selon les informations de France Bleu Belfort Montbéliard, le futur ancien patron de l'entité gaz partirait avec une très belle indemnité de départ puisqu'il a fait valoir ses plus de 20 années d'ancienneté, notamment à Alstom. Il compte créer son entreprise dans les ressources humaines, a priori pas dans la région.

La future ancienne DRH partirait, elle aussi, avec le projet de créer un cabinet de conseil en ressources humaines. Mais si leurs départs provoquent des frustrations notamment parmi les salariés, ni l'un, ni l'autre n'ont bénéficié de traitement de faveur, assure un syndicaliste. Ils ont tout simplement bénéficié de leur droit au départ.

La transition se prépare

La direction du groupe américain, de son côté, n'a pas souhaité réagir. Dans un communiqué, elle précise "prendre acte de la volonté de départ de Catherine Létang et Antoine Peyratout et mettre en place une transition afin d'assurer la continuité des activités".

A l'origine, 792 emplois devaient être supprimés sur l'entité turbine à gaz de General Electric, mais ce nombre a été ramené, après négociations à 485. L'entreprise comptait 1.760 salariés le 30 avril 2019 et l'effectif doit être ramené à 1.275 d'ici la fin de l'année.

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