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Dossier : General Electric dans le Territoire de Belfort

General Electric à Belfort : le projet de délocalisation s'accélère, inquiétudes de l'intersyndicale

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Belfort-Montbéliard, France Bleu

Face au projet de délocalisation d'une partie de l'activité réparation rotor du site GE de Belfort, les syndicats CFE-CGC, Sud Industrie et CGT réclament ce jeudi "l'intervention urgente de l'Etat français". Plusieurs dizaines d'emplois sont encore menacées.

La fabrication d'une turbine à gaz sur le site belfortain de General Electric.
La fabrication d'une turbine à gaz sur le site belfortain de General Electric. © Maxppp - Lionel Vadam

La direction de General Electric a annoncé son intention de délocaliser aux Etats-Unis et en Arabie Saoudite près de 30% de l'activité réparation rotor, actuellement traitée sur le site belfortain, déjà touché par un vaste plan social. Selon nos informations, ce projet de délocalisation représente l'équivalent de plusieurs dizaines de milliers d'heures de travail sur une année pleine (environ 40.000 heures). Plusieurs dizaines d'emplois sont donc potentiellement menacées.

Si le projet est connu depuis fin avril, le calendrier s'accélère

Lors d'un CSE qui s'est tenu ce mercredi 13 mai, la direction a donné "onze jours" aux organisations syndicales pour se prononcer sur le projet. L'intersyndicale dénonce un passage en force. "Même si les dernières ordonnances donnent la possibilité à la direction d'exiger un avis en onze jours, rien ne l'empêchait de nous laisser un mois pour être en mesure de faire des contre-propositions", indique à France Bleu Belfort Montbéliard Alexis Sesmat délégué syndical SUD à General Electric.

Si GE gardait la volonté de fermer le site de Belfort, ils ne feraient pas différemment aujourd'hui

Pour justifier ce calendrier, la direction avance le fait que l'activité du site belfortain est actuellement ralentie par la crise sanitaire du coronavirus : il manque des pièces pour la fabrication des turbines, ce qui entraîne des retards de livraison. "La direction nous dit que le coronavirus génère de l'absentéisme (...), donc nous ne pouvons pas répondre aux commandes de nos clients en temps en et heure et il faut délocaliser, mais il y a d'autres alternatives, la délocalisation doit être la dernière solution", explique Alexis Sesmat.

Le site de Belfort a été touché par le ralentissement de l'activité dû à la crise du Covid-19. Dans ce contexte de crise économique, GE Gas étudie toutes les solutions afin de préserver son activité et de pouvoir fournir ses clients (la direction de General Electric)

Plutôt que de délocaliser, il serait possible d'augmenter la capacité de production en faisant appel "à l'intérim ou aux heures supplémentaires, en ajoutant les équipes de week-end, ou en décalant les départs PSE de trois mois", fait savoir l'intersyndicale. "Mais ces options-là n'ont pas du tout été envisagées par la direction (...) si General Electric gardait la volonté de fermer le site de Belfort, ils ne feraient pas différemment aujourd'hui", poursuit Alexis Sesmat.

Les engagements d'octobre 2019 non tenus

Au-delà de ce projet de délocalisation, la direction "traîne des pieds, voire ne compte plus respecter" les engagements issus de l'accord du 21 octobre 2019 sur le plan social (voir infographie en bas de page) : la création de 200 emplois dans l'aviation semble compromise; "GE accélère le transfert de la fabrication en Hongrie qui avait été décalé d'un an (...) le département d'ingénierie a vu plus de la moitié de ses effectifs délocalisés en Inde"; et la contrepartie de sous-traitance locale prévue chez Ségula "ne s'est pas matérialisée".

455 départs volontaires enregistrés

Le non-respect de ses engagements intervient "alors que toutes les mesures de réduction des coûts et les efforts consentis par les salariés sont en cours de mises en oeuvre : 455 départs volontaires enregistrés, suspension pendant trois ans de nombreux acquis sociaux, fermeture de plusieurs bâtiments...", rappelle l'intersyndicale CFE-CGC, Sud Industrie et CGT dans un communiqué.

Les syndicats CFE-CGC et Sud Industries de l'entité turbines à gaz de General Electric à Belfort réclament "l'intervention urgente de l'Etat", via notamment des commandes publiques, pour garantir la pérennité du site de Belfort, "avant qu'il ne soit trop tard".

Pourquoi délocaliser l'activité rotor n'a pas de sens

  • "Cette délocalisation n’a pas de sens, car les pièces étant en stock à Belfort, le transport coûterait plusieurs millions d’euros et prendrait plusieurs mois, sans compter les problèmes de douane. De plus, nos clients principalement européens et d’Afrique francophone s’opposent à voir leurs rotors réparés ailleurs qu’à Belfort et n’ont pas de besoin pour l’instant. Cette délocalisation d’activités lucratives dégraderait encore davantage la compétitivité de l’entité belfortaine et les finances de l’Etat français", détaillent les syndicats CFE-CGC, Sud Industrie et CGT dans ce communiqué.
Le point en chiffres sur le plan social en cours chez GE à Belfort.
Le point en chiffres sur le plan social en cours chez GE à Belfort. © Radio France - Crédit photo Wassila Guittoune / Montage Rachel Noël
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