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Économie – Social DOSSIER : General Electric dans le Territoire de Belfort

General Electric à Belfort : les salariés en appellent à Emmanuel Macron

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Par , France Bleu Belfort-Montbéliard, France Bleu

L'intersyndicale du site General Electric de Belfort demande à rencontrer Emmanuel Macron lundi, à l'occasion de la venue du Chef de l'Etat dans le Doubs.

L’intersyndicale a tenu un nouveau point presse ce vendredi après-midi.
L’intersyndicale a tenu un nouveau point presse ce vendredi après-midi. © Radio France - Adeline Divoux

Belfort, France

Les syndicats de General Electric ont été convoqués le 17 juin pour le lancement du plan social annoncé par l'industriel américain, qui envisage 1.050 suppressions d'emplois en France, dont 800 dans l'entité turbines à gaz de Belfort. Le rendez-vous du "17 juin lance le cycle d'information et de consultation qui, légalement, se tient en quatre mois. Or, on estime que les conditions ne sont pas réunies", a déclaré à l'AFP Alexis Sesmat, délégué Sud chez GE.

Alexis Sesmat fait valoir que Bruno Le Maire "a demandé à General Electric de revoir sa copie" et que la diversification des activités du site, en particulier dans l'aéronautique, prendra "une dizaine de mois", bien au-delà de cette phase de quatre mois. Selon les syndicats, lors de sa venue à Belfort lundi, le ministre de l'économie Bruno le Maire leur avait affirmé qu'il s'entretiendrait avec le PDG de GE Larry Culp quelques heures après sa visite, mais l'entretien n'a finalement pas eu lieu.

On demande à rencontrer Emmanuel Macron lundi"

"On se sent trahis, on avait une confiance très limitée avant cette rencontre avec le ministre, c'est pourquoi on en appelle au chef de l'Etat, c'est le dernier recours pour nous", insiste Francis Fontana, délégué Sud chez GE. "Le gouvernement ne bouge pas et donc on en appelle à Emmanuel Macron, on demande à le rencontrer, il vient lundi à Ornans à 100 kms d'ici visiter le musée Courbet, on lui demande à l'issue de sa visite de venir rencontrer l'intersyndicale à Belfort", a-t-il expliqué.

"On en appelle au chef de l'Etat, c'est le dernier recours pour nous"

"C'est celui (Emmanuel Macron) qui, lorsqu'il était ministre de l'économie, a supporté et a œuvré pour que GE puisse racheter la branche énergie d'Alstom, qui a élaboré des accords entre le gouvernement et GE, pour que Belfort reste un centre européen des turbines à gaz, qu'un certain nombre d'activités restent localisées à Belfort et ce pendant 10 ans, or on est quatre ans après, et ces engagements tombent déjà à l'eau".

Il ne faut pas que le plan soit présenté le 17 juin"

"On demande à ce que la direction enlève son plan et le retravaille, comme l'a demandé également Bruno Le Maire (...), l'objectif, c'est le 17 juin avec le comité européen, il faut que le plan ne soit pas présenté... tant que le plan n'est pas présenté, les quatre mois ne courent pas", avait encore déclaré Myriam Mathieu, déléguée syndicale CFE CGC un peu plus tôt dans la journée. Vendredi matin, les salariés avaient retardé le départ d'un convoi exceptionnel d'une turbine à gaz.