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Économie – Social
Dossier : General Electric dans le Territoire de Belfort

General Electric à Belfort : les salariés approuvent un plan sauvant 307 emplois sur 792 menacés

- Mis à jour le -
Par , , , France Bleu Belfort-Montbéliard, France Bleu Besançon, France Bleu

Ce lundi matin, les salariés de General Electric de Belfort réunis en assemblée générale ont validé la signature de l'accord-cadre proposé par la direction en milieu de semaine dernière. Un accord qui propose la supression de 500 postes et non 800 dans l'entité turbine à gaz de Belfort et Bourogne.

Plusieurs centaines de salariés de GE ont participé ce lundi matin à l'Assemblée générale organisée par les syndicats.
Plusieurs centaines de salariés de GE ont participé ce lundi matin à l'Assemblée générale organisée par les syndicats. © Radio France - Wassila Guitoune / William Gay Costa

Belfort, France

Par un vote à main levée, les salariés belfortains de General Electric ont approuvé ce lundi à une très large majorité la signature du nouvel accord-cadre proposé par la direction. Ils étaient plusieurs centaines à être présents lors de cette Assemblée générale. L'accord validé prévoit moins de suppressions de postes que le plan initial, avec en contre-partie la suppression de certains avantages sociaux. 

La période de consultation prolongée

Dans cet accord, la direction propose de supprimer environ 500 postes au lieu des quelque 800 initialement envisagés dans l'entité turbine à gaz de Belfort et Bourogne, soit un recul d'environ 300 suppressions de postes, à condition pour les salariés de faire disparaître plusieurs acquis sociaux. 

Dans le détail, la direction envisage de sauver 307 des 792 suppressions d'emplois prévues initialement. D'ici à la fin 2020, l'effectif total du site de production des turbines à gaz de GE Belfort sera ramené à 1.275 employés, avait-elle précisé.

Le vote a eu lieu dans le bâtiment T5 du site de GE ce lundi matin. - Radio France
Le vote a eu lieu dans le bâtiment T5 du site de GE ce lundi matin. © Radio France - Wassila Guitoune

En contrepartie, la direction mettra en oeuvre un "plan de réductions de coûts et d'amélioration de la performance du site représentant des économies de 12 millions d'euros par an".

Selon la CGT, cet accord comprend "la diminution des RTT de 21 à 10 jours, le gel des salaires pendant trois ans, la suppression des navettes transportant les salariés jusqu'au site, un régime plus drastique des indemnités ou encore une diminution du nombre de places en crèche d'entreprise".

La signature de l'accord permet de prolonger jusqu'à fin novembre la période de consultation du plan de restructuration. Les syndicats Sud et CFE-CGC avaient obtenu des avancées lors de la négociation de l'accord de sortie de crise à Bercy le 15 octobre dernier (voir document PDF en bas de page).

La CGT reste à la table des négociations

Les syndicats vont maintenant entamer une négociation avec la direction pendant six semaines, pour discuter des ajustements possibles de ce plan. La CGT indique qu'elle sera présente aux discussions, même si elle n'est pas signataire de l'accord.

Large plébiscite des salariés présents (CFE-CGC)

Philippe Petitcolin, porte-parole de l'intersyndicale qui ne réunit plus que la CFE-CGC et SUD après le départ de la CGT, s'est félicité du "large plébiscite des salariés présents".  "L'avancée majeure, c'est qu'il y a un projet industriel qui va également être négocié d'ici à la fin de l'année", a-t-il souligné devant la presse.

Après ce vote, et malgré son désaccord, la CGT a décidé de lever les piquets de grève qui bloquaient l'activité des sites GE de Belfort et Bourogne depuis quinze jours.

Les élus "prennent acte" du vote des salariés

Dans un communiqué, les élus locaux disent avoir "pris acte" du vote des salariés en faveur du plan négocié avec la direction. "Ce vote démontre les efforts que les salariés sont prêts à consentir pour améliorer la compétitivité de leur site, mais il reste du travail pour qu’un accord convenable pour les salariés soit trouvé", indiquent notamment les maires de Belfort (Damien Meslot) et Bourogne (Jean-François Roost).

Les élus seront à leurs côtés jusqu'au bout

"Durant six semaines, les organisations syndicales vont pouvoir améliorer ce plan avec pour objectif qu’aucun licenciement ne soit contraint; les salariés peuvent compter sur le soutien des collectivités locales et des élus qui seront à leurs côtés jusqu’au bout", écrivent-ils encore.

Samedi dernier, 2.600 personnes ont participé à une manifestation de soutien aux salariés de General Electric. Cette manifestation avait été marquée par la profonde division syndicale, la CGT ayant décidé de ne pas se joindre au défilé soutenu par la CFE-CGC et SUD, préférant rejoindre un piquet de grève devant l'usine.

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La direction de General Electric et le ministre de l'Economie saluent la décision des salariés  

Dans un communiqué la direction "salue le vote des salariés (...) La proposition permet d'améliorer la compétitivité du site tout en veillant à la préservation des compétences (...) General Electric salue la reprise du dialogue social avec _le souhait partagé de construire un projet industriel robuste pour l'activité gaz à Belfort_. GE souhaite désormais focaliser ses efforts sur le retour à la normale de ses activités industrielles et se concentrer sur ses clients qui ont été impactés durant cette période difficile".

Bruno le Maire, ministre de l'économie a lui aussi réagi dans un communiqué. Il se "félicite de la décision des salariés de General Electric" et parle d'une "excellente nouvelle". Il salue "l'esprit de responsabilité" des syndicats, des salariés et de la direction ainsi que leur "engagement qui a permis des avancées majeures dans la négociation". Le ministre continuera, dit-il de "s'impliquer dans la préparation des accords définitifs prévus pour le 29 novembre".

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