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Dossier : General Electric dans le Territoire de Belfort

General Electric à Belfort : "Notre objectif est de créer 1.000 emplois", assure Guy Maugis

Guy Maugis, le président du comité de pilotage du fonds de développement de General Electric était l'invité de France Bleu Belfort Montbéliard ce lundi matin. Il assure que l'objectif du comité est de "créer 1.000 emplois", mais qu'il faudra "du temps" avant de voir émerger des projets concrets.

Guy Maugis a été nommé en avril dernier président du Comité de pilotage
Guy Maugis a été nommé en avril dernier président du Comité de pilotage © Maxppp - Maxppp

Polytechnicien, ingénieur du Corps des Ponts et Chaussées et diplômé en droit, et ancien président de Robert Bosch France de 2004 à 2016, Guy Maugis a été nommé en avril dernier président du Comité de pilotage chargé de redistribuer les 50 millions d'euros d'amende de GE : l'amende que GE devra verser pour ne pas avoir créé les 1.000 emplois promis en France. Il s'exprimait pour la première fois dans les médias ce lundi 24 juin, sur France Bleu Belfort Montbéliard.

Plus de 5.000 manifestants ont manifesté ce samedi dans les rues de Belfort contre le plan social chez General Electric. Comprenez-vous leurs inquiétudes ?

"Ce fonds est destiné à créer des emplois dans le cadre de l'amende, le Ministre Bruno Le Maire l'a rappelé également, ce fonds est principalement destiné à être orienté vers le Territoire de Belfort (...) je comprends tout à fait l'inquiétude des salariés et de la population de Belfort les inquiétudes, c'est une incitation à accélérer nos travaux".

Sur les 50 millions d'euros, combien vont être versés pour être investis dans le Territoire de Belfort ?

"Cela dépendra des dossiers, aujourd'hui nous n'avons pas défini un pourcentage précis, tout dépendra de la qualité, du nombre de dossiers et des initiatives précises que nous pourrons localiser à Belfort ou à proximité".

Combien d'emplois pourraient être créés selon vous ?  

"L'engagement de GE était de créer 1.000 emplois, notre objectif est de créer 1.000 emplois (...) après, encore une fois, il faut être pragmatique, tout dépendra des dossiers précis et du type d'industrie, d'usine ou d'atelier que nous pourrons implanter".  

Quelles pistes ont le plus d'avenir selon vous ? On parle toujours de l'aviation, de l'hydrogène ou de l'entretien de centrales nucléaires ?  

"Vous savez c'est très long de réfléchir, définir et implanter une usine... on a beaucoup parlé d'aéronautique, il y des réflexions en cours sur ce sujet, mais créer une usine d'aéronautique, la faire certifier et homologuer pour qu'elle puisse livrer des pièces d'avion, c'est quelque chose qui prend plusieurs années, il faut être conscient du temps que prennent toutes ces initiatives".

"Ce que nous visons c'est de créer des emplois pérennes dans des filières nouvelles"

"De même, quand on installe une usine, le temps de trouver le terrain, de construire le bâtiment, de trouver des machines, de les implanter, former des ouvriers, c'est toujours des projets qui prennent plusieurs mois voir plusieurs années, et nous, notre objectif c'est de travailler rapidement, on s'inscrit dans le temps long".

Est-ce que tout cela ne prend pas trop de temps ?

"Il y a deux logiques qui sont différentes, une logique du plan social qui est de la responsabilité de GE qui consiste à retrouver le plus tôt possible du travail pour les salariés qui quitteraient l'entreprise, ça c'est ce qu'on appelle la reconversion et c'est la responsabilité de GE, il y a la réflexion sur le maintien des compétences dans la région, et puis, nous ce que nous visons, c'est de créer des emplois pérennes dans des filières nouvelles".

"Il faut être conscient du temps que prennent les choses"

"Si il y a avait une usine prête à s'installer demain matin, avec des dossiers déjà complètement ficelés, ça se saurait, et les industriels portant ces projets n'attendraient pas (...) encore une fois je suis désolé pour les salariés et la population, je comprends tout à fait leurs inquiétudes et leurs volontés d'aller très vite, mais il faut aussi être conscient des réalités et du temps que prennent les choses".

Les syndicats regrettent de ne pas être présents dans ce comité, que leur dites-vous ?

"Je rencontrerai bien sûr les syndicats ou des représentants et je suis déjà en contact étroit avec GE, pour mieux comprendre les compétences du site, mais les intérêts de la population et des salariés de GE sont largement représentés au sein de ce comité le maire de Belfort Damien Meslot et la présidente de région Marie-Guite Dufay, les salariés peuvent être rassurés par leur énergie à les défendre, après les compétences techniques seront regardées comme celles de nombreuses autres personnes, pour mieux comprendre ce qui rend le Territoire de Belfort attractif pour un industriel".

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