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Économie – Social
Dossier : General Electric dans le Territoire de Belfort

General Electric à Belfort : un accord "très difficile, mais possible" selon Bruno Le Maire

Les discussions s'intensifient entre le gouvernement, les syndicats et la direction de General Electric concernant le plan social. Une proposition serait sur la table en termes de maintien d'emplois, la CFE-CGC parle de discussions "encourageantes".

Les discussions s'intensifient entre le gouvernement, les syndicats et la direction de General Electric
Les discussions s'intensifient entre le gouvernement, les syndicats et la direction de General Electric © Maxppp - Vincent Isore

Belfort, France

Mercredi matin, au lendemain d'une réunion à Bercy, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a jugé qu'un accord entre l'intersyndicale et la direction de General Electric était "très difficile mais possible". La direction est prête à revoir à la hausse le nombre de postes qui seraient maintenus dans l'usine de turbines à gaz de Belfort, mais en échange d'un plan de réduction des coûts rejeté par les syndicats, a expliqué le ministre.

"Il y a un point de difficulté majeure - je l'ai compris hier (mardi) en échangeant avec le président de GE Larry Culp -  qui est l'accord de réduction des coûts", a déclaré M. Le Maire au micro d'Europe 1. "C'est-à-dire qu'en échange d'une moindre réduction des emplois GE demande une réduction des coûts et une nouvelle organisation du travail. Ça, c'est un point dur pour les organisations syndicales", a-t-il expliqué.

Des discussions constructives, qui progressent

Malgré cela, M. Le Maire a estimé que les discussions, jugées "constructives" par l'intersyndicale, progressaient. "Tout ce que nous avons demandé, ce pour quoi je plaide depuis plusieurs mois, c'est-à-dire un plan social avec moins de réductions d'effectifs, une garantie que l'activité gaz restera bien à Belfort et le développement dans le secteur aéronautique, tout ça progresse", a-t-il affirmé.  

Nouvel entretien téléphonique mercredi soir

"Je vais plaider sans relâche pour qu'on travaille dans les heures qui viennent à essayer de trouver un point d'entente", a encore dit le ministre, précisant qu'il s'entretiendrait de nouveau mercredi soir au téléphone avec M. Culp.

M. Le Maire n'a pas voulu révéler la proposition sur la table en termes de maintien d'emplois pour "ne pas menacer l'issue des négociations". Il a rappelé que "l'objectif de GE était de parvenir à environ 1.150 emplois au lieu des 1.700 d'ici la fin de l'année 2020".

Vers l'ouverture de négociations formelles ?

"Il y a une volonté commune de construire un projet industriel de centre mondial de fabrication des turbines à gaz 50 Hz à Belfort", avait déclaré mardi soir à l'AFP le délégué CFE-CGC Philippe Petitcolin, à l'issue de la réunion qui s'est tenue à Bercy.

"Les discussions avancent également concernant les effectifs et la réduction des coûts", même si "certains points ont encore besoin d'être affinés". M. Petitcolin parle de discussions "encourageantes", laissant envisager "l'ouverture de négociations dans un cadre formel". Mais "on ne veut pas que ce soit que des mots".

Une fois affinées, "les grandes lignes du cadre de négociation seront soumises aux salariés dans les jours qui viennent pour qu'ils nous disent s'ils souhaitent qu'on entre en négociations formelles", avait précisé le syndicaliste.

Des députés d'opposition demandent la suspension du PSE

Plusieurs députés d'opposition, de gauche et de droite, dont le nouveau président du parti Les Républicains Christian Jacob, ont demandé mercredi au gouvernement de suspendre le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) des sites de General Electric situés dans le Territoire de Belfort.

Dans trois propositions de résolution similaires, l'une présentée par Alain Bruneel (PCF), Bastien Lachaud (LFI) et Dominique Potier (Socialistes et apparentés), une autre par Ian Boucard et Olivier Marleix (LR), et la dernière par Michel Zumkeller (UDI), ces députés invitent le gouvernement "à suspendre le plan de sauvegarde de l'emploi (...) afin de garantir l'avenir de ce fleuron industriel".

L'usine de turbines à gaz est bloquée depuis plus d'une semaine et une manifestation de soutien aux salariés de GE est prévue samedi à Belfort.

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