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Dossier : General Electric dans le Territoire de Belfort

General Electric à Belfort : une nouvelle branche menacée ?

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Par , France Bleu Belfort-Montbéliard

Après les plans sociaux aux turbines à gaz et dans la branche hydraulique, General Electric pourrait bien supprimer des postes dans ses branches qui équipent les centrales à charbon. C'est ce que laisse entendre un mail que viennent de recevoir les salariés de GE Steam, 1 400 à Belfort.

General Electric se retire du marché des nouvelles centrales à charbon et n'exclut pas des impacts sur l'emploi. Belfort n'est pas à l'abris.
General Electric se retire du marché des nouvelles centrales à charbon et n'exclut pas des impacts sur l'emploi. Belfort n'est pas à l'abris. © Maxppp - Marc André

Après le plan social dans l'entité turbines à gaz, 485 suppressions de poste, et plus récemment l'annonce de la disparition de 89 postes dans la partie hydraulique, les salariés de GE Steam à Belfort, qui fabriquent les turbines et alternateurs pour les centrales nucléaires et centrales à charbon, se demandent s'il ne seront pas les prochains sur la liste. C'est en tout cas la crainte exprimée par les syndicats du site belfortain. Le personnel vient de recevoir un mail de la direction que France Bleu Belfort Montbéliard a pu se procurer. Ce courriel indique que General Electric va se retirer du marché des centrales neuves à charbon. Pire, le géant américain n'exclut pas des fermetures de site sans donner de détail. La direction motive sa décision par l'effondrement du marché. "Depuis 2015, le marché s'est effondré avec une réduction de 85% des commandes", indique le message.

On ne sait pas comment on va être mangé ! - Bruno Sallot élu CGT

Ce mail signé du patron de la division énergie monde de GE a jeté le trouble dans les ateliers à Belfort. " On avait déjà un climat tendu ces derniers temps et on était déjà en position de faiblesse. Mais cette décision de se séparer de la partie charbon jette encore un froid. Avec l'historique qu'on traîne derrière nous depuis le rachat de GE, il y a beaucoup de personnes qui sont en souffrance aujourd'hui, qui viennent travailler avec la peur au ventre, la peur d'être licencié. Beaucoup ont envie de partir voir ailleurs si l'herbe est verte. C'est une épée de Damoclès en permanence au dessus de nos têtes, on ne sait pas comment on va être mangé !", s'inquiète Bruno Sallot, délégué CGT.

Ils n'ont pas le goût à nous garder trop longtemps - Jean Bérillon élu Sud chez GE Belfort

Le mail de la direction inquiète également les autres syndicats de GE à Belfort. " On parle de fermeture d'usines sans les nommer. On se doute bien que ça aura un impact. On peut envisager des suppressions d'emplois sur Belfort ou ailleurs. GE, on ne les intéresse plus trop. Ils cherchent à nous vendre, ils nous ont mis dans la catégorie du porte-feuille comme une action qu'on achète et qu'on vend. On sent qu'ils n'ont pas le goût à nous garder trop longtemps", indique Jean Bérillon, délégué Sud. Bien sûr, il n'est pas encore question de plan social mais c'est peut-être le début redoute la CGT. " On se doutait qu'on ne passerait pas à travers les gouttes. Le fait de se séparer de la partie charbon peut provoquer la mort des alternateurs, c'est ma crainte. Et quand on aura fini nos commandes nucléaires, on risque de passer à la trappe aussi. C'est l'effet domino. Forcément il y aura aussi de la casse chez nous aussi", ajoute Bruno Sallot.

Le syndicat Sud dénonce une provocation

Depuis qu'ils ont pris connaissance de ce fameux mail, les salariés sont très remontés après leur direction, témoignent les syndicats. " On reçoit ce mail le lundi dans une semaine ou on a des des formations pour notre bien-être ou on veut nous apprendre à faire la cuisine. Une semaine pour nous apprendre à faire la sieste ou on peut même essayer des poufs pendant une demi heure. Franchement, si c'est pas de la provocation, ça y ressemble. On ne peut pas dire aux salariés détendez-vous d'un côté et puis on va vous virer de l'autre", dénonce Jean Bérillon élu Sud.

Assemblée générale des syndicats ce jeudi

Pour organiser la résistance, les syndicats de GE se réunissent ce jeudi en assemblée générale devant la portes de l'usine. Le rendez-vous est fixé à 8h30 avenue des trois Chênes.

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