Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social DOSSIER : General Electric dans le Territoire de Belfort

VIDÉO -"General Electric sera le symbole de la future politique industrielle que veut ou ne veut pas la France"

Damien Meslot, le maire de Belfort en appelle au président Macron pour intervenir dans le dossier General Electric. Pour lui, les solutions existent. Il estime que la façon dont le gouvernement gérera ce dossier symbolise la manière dont la France veut mener sa politique industrielle.

Damien Meslot, le maire de Belfort souhaite que l'Etat s'engage dans le dossier General Electric
Damien Meslot, le maire de Belfort souhaite que l'Etat s'engage dans le dossier General Electric © Maxppp - NCY/PHOTOPQR

Belfort, France

Le maire de Belfort à l'offensive sur le dossier General Electric. Pour Damien Meslot le courrier écrit par les élus du Territoire de Belfort vise à mettre Emmanuel Macron en face de ses responsabilités. Pour lui, des solutions existent à condition que le gouvernement prenne ses responsabilités. Il rappelle qu’en 2015, Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie, était venu à Belfort lors du plan de sauvetage d'Alstom porté par Nicolas Sarkozy.

On a des solutions, mais il faut un engagement fort de l’État

Pour l’instant le gouvernement a renvoyé les discussions après les élections européennes, mais les élus du Territoire de Belfort préféreraient avoir des garanties maintenant sur l'avenir du site industriel à Belfort. General Electric doit verser 50 millions d’euros pour ne pas avoir créer 1.000 emplois, sur le site : ce sont des contreparties, mais les élus demandent des garanties pour l'avenir.

"Nous pensons qu’il est important que le président de la République intervienne directement auprès du PDG de General Electric parce que la situation nous semble extrêmement grave" martèle Damien Meslot.

"Ce que nous souhaitons c’est que GE amène à Belfort de la production aéronautique qui est en plein essor. Nous avons les machines, nous avons le savoir-faire. Nous sommes prêts aux cotés de l’État à aider à faire ces investissements."

Des emplois dans le grand carénage

Damien Meslot explique que les solutions existent pour maintenir de l'activité de General Electric sur le Territoire de Belfort. Il y a des possibilités du côté du plan du grand carénage. Ce plan dispose d’une enveloppe de 50 milliards d’euros doit permettre d’augmenter la durée de vie des centrales nucléaires jusqu’à 60 ans.

"Il y a la compétence à Belfort" assure Damien Meslot. "Nous demandons au gouvernement qu’il décide que Belfort soit un des lieux d’excellence pour lancer cette opération. Cela pourrait créer beaucoup d’emplois et assurer de l’activité pour de nombreuses entreprises."

Damien Meslot demande aussi que Belfort soit labellisée territoire d’innovation. Le projet de recherche porté par les élus sera déposé le 26 avril et examiné en juillet. Il s’agit d’un projet de centre de mesure pour les réservoirs à hydrogène.

Un symbole de la politique industrielle du gouvernement

Le maire de Belfort n’envisage pas un refus du président. Pour lui, il serait normal de recevoir l’ensemble des élus d’un territoire en danger. "Un président de la République à l’écoute de son peuple ne peut pas refuser."

"Ce qui sera fait ici en matière de reconfiguration d’un site menacé donnera une image claire de la politique industrielle du gouvernement. General Electric sera le symbole de la future politique industrielle que veut, ou ne veut pas la France."

Il ajoute malicieusement "Quand Alstom était en difficulté, Nicolas Sarkozy, alors président de la République avait renationalisé partiellement. Le président de la République devrait peut-être demander conseil à notre ancien président."