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Dossier : General Electric dans le Territoire de Belfort

General Electric : des débrayages sur les sites de Belfort et Bourogne, le mouvement porte sur les salaires

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Belfort-Montbéliard, France Bleu

Plusieurs dizaines d'ouvriers cessaient le travail ce jeudi sur les sites General Electric de Belfort et Bourogne pour protester contre les propositions de la direction sur les hausses de salaire. La CGT dénonce également une atteinte aux acquis sociaux.

Des ouvriers de l'entité turbines gaz ont décidé de cesser le travail
Des ouvriers de l'entité turbines gaz ont décidé de cesser le travail - CGT GE Bourogne

Des débrayages "spontanés" étaient en cours ce jeudi à la mi-journée sur les sites General Electric de Belfort et Bourgogne, a-t-on appris de source syndicale. Des ouvriers de l'entité turbines gaz ont décidé de cesser le travail pour protester contre les propositions de la direction dans le cadre des négociations annuelles sur les salaires.

"A Bourogne, les portes de l'usine sont fermées, plus personne ne peut rentrer, les grévistes sont à l'intérieur, et il y a aussi des débrayages à Belfort", a déclaré Martial Deprez, délégué syndical CGT sur le site GE de Bourogne, qui emploie près de 500 personnes.

"Sur l'équipe du matin à Bourogne, il y avait environ 80% du personnel en grève et on s'attend à peu près à la même chose sur l'équipe de l'après-midi", a-t-il précisé. Le blocage du site de Bourogne a commencé ce lundi vers 6h.

Selon le délégué CGT, le site de Belfort était également concerné par des débrayages jeudi dans la matinée. Des actions similaires avaient déjà été organisées lundi et mercredi.

Diminution des jours de RTT, selon la CGT

La direction aurait proposé pour les ouvriers 0,5% d'augmentation générale et 0,95% de hausse individuelle, quand la CGT réclame 3% avec un seuil minimal de 150 euros bruts/mois. Ces propositions sont jugées "indécentes" par les ouvriers, "par rapport aux 47 millions d'euros qu'a touchés notre PDG Larry Culp", ajoute le délégué syndical.

Toujours selon la CGT, la direction voudrait réduire le nombre de jours de RTT. "Elle voudrait passer de quatre à huit jours payés, on pourrait se faire payer des RTT". Mais pour les ouvriers, c'est "une perte inacceptable d'acquis sociaux, c'est pour ça qu'ils en viennent à bloquer le site", ajoute-t-il.

Le quart d'heure de douche modifié

Selon le syndicat, la direction souhaiterait aussi toucher au quart d'heure de douche : c'est une douche prise par les ouvriers sur le temps de travail à la fin de la journée, sachant qu'ils "travaillent dans les métaux lourds, la poussière, les produits chimiques, ils prennent leur douche avant de rentrer à la maison".

"Ce qu'on entend dire, c'est que la direction nous laisserait le quart d'heure de douche, mais elle nous enlèverait un jour de RTT pour payer ce fameux quart d'heure de douche, donc c'est ce que disent les gars : bientôt, il va falloir qu'ils payent l'eau pour prendre leur douche".

Les grévistes réclament le retour à la table des négociations de la direction, "de manière à ce qu'elle nous fasse des propositions acceptables pour les salariés". 

Le site de GE de Bourogne, où travaillent environ 500 salariés, fabrique les composants pour la turbine à gaz (rotor, stator, aubes). Ces composants sont ensuite envoyés sur le site GE de Belfort, où se fait l'assemblage des turbines.

Bien que sollicitée, ce jeudi soir à 19h, la direction de GE n'avait toujours pas répondu à nos questions.

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