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Dossier : General Electric dans le Territoire de Belfort

General Electric : des salariés élaborent un "plan de reprise" de l'activité Hydro à Belfort

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Par , France Bleu Belfort-Montbéliard

Une partie des salariés de la branche Hydro de General Electric à Belfort, menacé par un plan de suppressions de 83 postes, va déposer un projet de reprise de l'entité.

Manifestation des salariés de GE Hydro en septembre dernier à Belfort (photo d'illustration)
Manifestation des salariés de GE Hydro en septembre dernier à Belfort (photo d'illustration) © Maxppp - Michael DESPREZ

Des salariés représentant la "majorité des employés" de la filière Hydro de General Electric (GE) à Belfort ont annoncé ce mercredi leur intention de proposer un plan de "reprise de l'activité", en réponse au plan social présenté par le groupe américain.

Au cours d'une conférence de presse, six salariés, tous délégués syndicaux ou membres du Comité social et économique (CSE) de la filiale dédiée aux centrales hydroélectriques ont présenté leur projet de "reprise de l'activité en dehors de General Electric, dans le cadre de la loi Florange".

Loi Florange de 2014

Cette loi, promulguée en mars 2014, impose à toute entreprise d'au moins 1.000 salariés qui souhaite fermer un site industriel de chercher un repreneur et de donner accès aux candidats à toutes les informations nécessaires pour élaborer un projet de reprise.

Selon nos informations, ce projet de reprise pourrait se faire sous la forme d'une SCOP, société coopérative et participative.

En septembre, GE avait annoncé un large plan de restructuration qui pourrait engendrer la suppression de 83 postes sur les 89 que compte la filière Hydro à Belfort, selon une source syndicale. 

Reprise d'une cinquantaine de salariés ?

Ce projet de reprise "s'articulerait autour de 50 personnes. Ce chiffre évoluera en fonction des options retenues sur l'activité" que proposera la future entité, a déclaré à la presse Julien Fontanive, délégué CFDT.

"On a toutes les fonctions présentes à Belfort pour mener à bien un projet, que ce soit la réponse aux appels d'offres, l'ingénierie, les achats et jusqu'à la mise en service. On s'arrange pour garder des personnes de chaque département pour que cette (future) organisation puisse fonctionner de manière autonome", a-t-il expliqué.

Ce groupe de travail se positionne dans un premier temps sur le marché "de la rénovation" des centrales hydroélectriques en Europe et en Afrique.

On sait que le marché existe

"L'entité de Belfort a conçu 80% des alternateurs des barrages français. La moyenne d'âge des barrages est proche de 55 ans, ils vont devoir être revus dans les prochaines années. On sait que le marché existe", a souligné M. Fontanive, indiquant que "des contacts" avaient été pris avec des clients potentiels afin "d'affiner un business plan".

Le groupe de travail a dit avoir reçu le soutien du Préfet du Territoire de Belfort, Jean-Marie Girier, et de la présidente du conseil régional de Bourgogne Franche-Comté, Marie-Guite Dufay. Il a également précisé être "en discussion" avec le ministère de l'Économie.

Le projet de reprise sera déposé "d'ici au 14 décembre" auprès de la direction du groupe. 

La restructuration de la branche Hydro présentée par GE prévoit également 36 suppressions de postes sur les 43 que compte le site de Boulogne-Billancourt. Le siège de cette activité serait transféré à Grenoble, où sont réunis 516 postes.

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