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Dossier : General Electric dans le Territoire de Belfort

General Electric : fermeture de la branche hydro à Belfort, 89 emplois concernés

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Belfort-Montbéliard, France Bleu, France Bleu Isère

Le groupe américain va lancer un nouveau plan social au sein de la branche GE Energy, au niveau européen : 764 emplois sont concernés en France dont 89 sur le site GE hydro de Belfort.

Une manifestation contre les suppressions de postes chez General Electric.
Une manifestation contre les suppressions de postes chez General Electric. © Maxppp - Maxppp

C'est un nouveau coup dur pour l'emploi. Et cela touche encore une fois les salariés de General Electric à Belfort, cette fois-ci les anciens d'Alstom Power. Un comité de groupe européen de GE Energy - qui a racheté la branche énergie d'Alstom en 2015 - doit lancer prochainement la première phase d'un vaste plan social avec la suppression de 1.225 emplois en Europe, dont 764 emplois en France, a-t-on appris ce mercredi de sources concordantes, confirmant une information du journal Libération.

Belfort va être très durement touché

A l'intérieur de cette vaste restructuration au niveau européen figure un plan social qui devrait toucher directement Belfort. Ce plan, qui devrait être annoncé lors d'un nouveau comité européen la semaine prochaine, devrait signifier la fermeture pure et simple de GE hydro à Belfort où travaillent les anciens salariés d'Alstom.

Selon les informations de France Bleu Belfort Montbéliard, 89 personnes sont concernées. 30 salariés devraient recevoir une proposition de déménagement à Grenoble (Isère), où se trouve une autre partie de GE hydro.  

La branche hydro de General Electric s'occupe de la conception, de l'installation et de la commercialisation des alternateurs pour les barrages hydroélectriques.

Un projet de "transformation" selon la direction

Dans un communiqué, la direction de General Electric estime que "les divisions GE Grid Solutions et GE Hydro Solutions sont chacune confrontées à une dynamique de marché complexe et génèrent des pertes financières importantes. Afin de permettre à ces divisions de retrouver une situation financière viable, elles ont chacune présenté un projet de transformation au comité d'entreprise européen. Nous partagerons très prochainement des informations complémentaires avec nos représentants du personnel et nos salariés, conformément aux processus d’information-consultation européen et nationaux". 

Plan social après plan social, c'est le démantèlement de GE à Belfort (Damien Meslot)

Ce second plan social qui secoue Belfort n'a rien à voir, en terme d'ampleur, avec le premier plan social qui touche depuis l'année dernière le secteur des turbines à gaz : 485 suppressions de postes sur les sites de Belfort et Bourogne. "Symboliquement, c'est tout de même la poursuite du démantèlement de GE dans un de ces sites historiques", dénonce Damien Meslot, le maire de Belfort qui demande désormais à être reçu par le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

"Je suis extrêmement mécontent de cette décision, on a quand même l'impression que petite touche par petite touche, General Electric est en train de mettre à bas tout ce qui existait d'Alstom dans le passé et que GE, sans le dire, est en train de se désengager de Belfort", a encore estimé Damien Meslot. "Ce qui m'inquiète, au-delà du plan, c'est que tout ce qui avait été prévu dans les accords signés par GE, n'est pas mis en oeuvre, tous les projets de réindustrialisation sont pour le moment à l'arrêt".

Une logique purement financière pour les syndicats

Les syndicats, eux, dénoncent une nouvelle fois des délocalisations massives vers l'Inde, la Chine, ou la Hongrie. "C'est juste une logique financière pour rassurer les actionnaires, on a l'habitude chez General Electric" estime Philippe Petitcolin, délégué CFE-CGC, qui n'est pas surpris par ces annonces.

Parmi les autres réactions politiques, Marie-Guite Dufay, présidente PS de la région Bourgogne Franche Comté dénonce dans un communiqué "le désengagement de GE, au mépris des compétences et des savoir-faire qui font l'excellence de notre industrie".

De son côté, Bertrand Chevalier, de la fédération du Parti communiste français du Territoire de Belfort voit dans ce nouveau plan social "la preuve que la logique d'accumulation propre au capital est incompatible avec un développement industriel au service des besoins humains et de la planète" et réclame "une réappropriation publique et sociale des équipements de l'industrie de l'énergie".

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