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Économie - Social
Dossier : General Electric dans le Territoire de Belfort

INFO FRANCE BLEU - General Electric à Belfort : jusqu'à 40 mois de salaire pour les employés sur le départ

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Belfort-Montbéliard, France Bleu Besançon, France Bleu

Alors que la première phase de départs volontaires s'ouvre ce lundi sur les sites General Electric de Belfort et Bourogne touchés par un plan social, France Bleu Belfort Montbéliard a pu se procurer le détail des indemnités proposées aux salariés, et négociées entre les syndicats et la direction.

D'ici fin décembre 2020, le plan social prévoit la suppression de 485 postes
D'ici fin décembre 2020, le plan social prévoit la suppression de 485 postes © Radio France - Wassilla Guittoune

INFO FRANCE BLEU BELFORT MONTBÉLIARD. Alors que 485 postes seront supprimés en 2020 dans la division turbines à gaz sur les sites General Electric de Belfort et Bourogne - au lieu de 792 initialement prévus - France Bleu Belfort Montbéliard a pu obtenir le détail des conditions de départ proposées aux salariés, dans le cadre du plan de sauvegarde de l'emploi validé le 19 décembre dernier par les services de l'Etat. 

Jusqu'à 40 mois de salaire pour quitter le groupe américain : c'est ce qu'ont négocié les syndicats avec la direction, lors des réunions qui se sont tenues en fin d'année dernière. "Ce sont de très bonnes conditions de départs" avaient alors résumé les représentants des personnels. Voici, dans le détail, l'ensemble des mesures proposées aux salariés.

Les critères pour pouvoir quitter l'entreprise

A partir de ce lundi 6 janvier 2020, et jusqu'au 31 mars, le plan social prévoit le départ volontaire de 302 personnes entre les sites de Belfort et de Bourogne. Les salariés peuvent faire le choix de quitter l'entreprise, et de bénéficier d'une indemnité de départ. Mais pour partir, il faut cocher un certain nombre de cases :

  1. Etre éligible à un départ à la retraite anticipé
  2. Présenter une promesse d'embauche en CDI ou en CDD de 6 mois
  3. Justifier d'un projet de création d'entreprise ou un projet de formation qualifiante de 6 mois minimum

Le métier au sein de GE doit également être visé par une suppression de poste. Si ce n'est le pas cas, les syndicats ont négocié un "principe de substitution" : une sorte de jeu de chaises musicales. En clair : tout le monde peut partir à condition d'être remplacé en interne.

Selon les syndicats et la direction, lors de cette première phase de départ, il ne devrait y avoir aucun départ contraint.

Quel âge pour un départ à la retraite anticipé ?

Les employés proches de l'âge de la retraite et qui voudraient partir peuvent également quitter l'entreprise trois ans avant l'âge légal de départ à la retraite : 59 ans au lieu 62 ans. Ceux qui ont été exposés au risque de l’amiante sont susceptibles de partir plus tôt encore : à partir de 57 ans.

D'après les syndicats, environ 150 salariés vont pouvoir bénéficier d'un départ à la retraite anticipé. Ils auront droit à une indemnité, calculée selon leur ancienneté : entre 8 et 12 mois de salaire, avec en plus une prime appelée "prime de départ rapide" : soit 20.000 euros minimum.

Départs volontaires : jusqu'à 40 mois de salaire

Les salariés éligibles à un départ volontaire bénéficieront d'une indemnité comprise entre 20 et 40 mois de salaire, en fonction de l'ancienneté dans l'entreprise. Pour arriver à cette indemnité, les employés concernés ont le droit à :

  • Une "prime de départ rapide" de 20.000 euros minimum
  • Une prime d'indemnité légale de licenciement
  • Une prime d'indemnité complémentaire (entre 4 et 8 mois de salaire en fonction de l'ancienneté)
  • Un congé de reclassement de 12 mois

En moyenne chez GE, un ouvrier gagne 2.500 bruts par mois. Les administratifs, techniciens et agents de maîtrise sont rémunérés 3.000 euros bruts par mois. Et un cadre est payé 5.000 euros bruts par mois.

Une commission mise en place jusqu'au 31 mars

Tous les salariés intéressés doivent remplir un dossier qui sera soumis à un comité de validation paritaire composé de 6 représentants des syndicats CFE-CGE, Sud et CGT, ainsi que 6 représentants de la direction. Ce comité se réunira deux fois par semaine pour valider, ou non, les dossiers

Et pour les 1.400 salariés qui restent ?

Le projet industriel de General Electric à Belfort et Bourogne est toujours discuté entre les syndicats et la direction. L'objectif est d'assurer un avenir aux deux sites, avec pour espoir de sauver des postes, voire même de recruter d'ici début 2021.

"La turbine à gaz a encore toute sa place dans le business. Belfort doit simplement développer une vision industrielle, mettre en valeur ses compétences et ses savoirs-faire", ne cessent de rappeler les représentants du personnel.

Pour cela, une commission nommée "projet industriel" se réunira au moins jusqu'en juin pour redéfinir la stratégie industrielle du groupe.

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