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Économie – Social

Alstom: General Electric revient sur son engagement de créer 1.000 emplois

jeudi 14 juin 2018 à 12:07 Par Rachel Noël, France Bleu Belfort-Montbéliard, France Bleu Besançon et France Bleu

Le groupe américain General Electric (GE) ne tiendra pas son engagement de créer 1.000 emplois en France d'ici la fin 2018. C’était pourtant une promesse faite lors du rachat de la branche énergie d'Alstom il y a quatre ans. A Belfort, les syndicats demandent des comptes à Bruno Le Maire.

General Electic ne tiendra pas son engagement de créer 1.000 emplois
General Electic ne tiendra pas son engagement de créer 1.000 emplois © Maxppp - LESTREPUBLICAIN/PHOTOPQR

Belfort, France

Les dirigeants de General Electric l’ont annoncé au ministre des Finances Bruno Le Maire ce jeudi, ils ne tiendront pas leur engagement de créer 1 000 emplois en France d’ici 2018. C’était pourtant l’une des conditions du rachat de la branche énergie d’Alstom il y a quatre ans. Une situation dénoncée par les syndicats qui demandent des comptes.

Une promesse non tenue

Depuis le rachat de la branche énergie d’Alstom, GE n’a créé que 323 emplois en France. Le groupe s’était pourtant engagé à en créer un millier d’ici fin 2018. Ce jeudi, le patron de GE John Flannery a expliqué dans un communiqué que son entreprise, confrontée à un « environnement difficile du fait de l'évolution défavorable de ses marchés historiques dans le secteur de l'énergie » ne pouvait faire mieux.

Le ministre des finanches, Bruno Le Maire rappelle de son côté que "les engagements sont importants et qu’ils doivent être suivis de faits", mais sans pour autant menacer de sanctions particulières

Les syndicats dénoncent un recul du gouvernement

L'annonce est très mal accueillie par les syndicats, même si elle ne les surprend pas. Cela fait des mois que ces derniers tiraient la sonnette d'alarme. Hélène Gonon, délégué CFE/CGC chez GE à Belfort, estime qu'il s'agit encore d'un recul de la part du Gouvernement. Elle estime surtout que c'était prévisible. Les salariés avaient d'ailleurs manifesté en ce sens : « Quand monsieur Le Maire était venu à Belfort, on lui avait bien expliqué que ça prenait une mauvaise tournure. Il nous avait regardé de haut. Là il vient de reculer devant GE."

Elle ajoute que les salariés attendent Bruno Le Maire à Belfort :  "Ça ne se passe pas bien, on lui a dit, et on avait raison."

Le pôle énergie d'Alstom avait été acquis en 2015 pour 13,5 milliards de dollars. A l'époque, Arnaud Montebourg, avait défendu un rapprochement avec l'Allemand Siemens.