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Économie – Social
Dossier : General Electric dans le Territoire de Belfort

General Electric à Belfort : le blocage des sites se poursuit, la direction appelle au calme

- Mis à jour le -
Par , , , France Bleu Belfort-Montbéliard, France Bleu, France Bleu Besançon

Les salariés de GE vont poursuivre ce jeudi le blocage d’une partie des sites de Belfort et Bourogne, pour le troisième jour consécutif, alors que les discussions avec la direction sur le plan social sont au point mort. La CGT appelle à amplifier les actions. La direction appelle au calme.

Les salariés bloquent l'entrée du site des turbines depuis mardi.
Les salariés bloquent l'entrée du site des turbines depuis mardi. © Radio France - Mélanie Juvé

Belfort, France

Le blocage des sites General Electric de Belfort et Bourogne par les salariés va se poursuivre ce jeudi. Mécontents des propositions de la direction pour faire évoluer le plan social, la CGT appelle à amplifier les actions. La réunion, organisée mercredi matin à 10h avec la direction a été écourtée. Une nouvelle assemblée générale est prévue jeudi matin.

Le blocage est reconduit sur les sites de Belfort et Bourogne, pour le deuxième jour. - Radio France
Le blocage est reconduit sur les sites de Belfort et Bourogne, pour le deuxième jour. © Radio France - Mélanie Juvé

Vers un blocage du bâtiment de la direction ?

A l’issue d’une réunion de l’intersyndicale organisée à huit-clos mercredi après-midi, il a été décidé d’organiser une nouvelle Assemblée Générale ce jeudi à 10h avec les salariés du bâtiment T5, où travaillent les ingénieurs et les cadres du site de Belfort.

La question posée jeudi matin sera : "Faut-il bloquer le bâtiment T5 où se trouve aussi la direction ?" Si les salariés acceptent, il pourrait y avoir une occupation des lieux dans la journée de jeudi, ou plus tard.

En attendant, le blocage du site turbines à gaz de Belfort et du site de Bourogne va se poursuivre pour le troisième jour consécutif. Les salariés vont à nouveau occuper les deux sites dans la nuit de mercredi à jeudi.

Par ailleurs, les entrées du bâtiment 66 à Belfort où se trouvent les services d'ingénierie et de recherche et développent sont bloquées depuis mercredi matin par les salariés.

La direction de GE appelle au calme

"Depuis mardi soir, des salariés ont entrepris de bloquer les sites de production de Belfort et de Bourogne. Nous regrettons cette situation qui perturbe aujourd’hui l’activité du site de façon majeure", indique la direction dans un bref communiqué.

"La direction de GE souhaite le retour d’un environnement social plus apaisé et encourage à nouveau les instances représentatives du personnel, à participer au processus formel de consultation et de négociation".

Nouvelles propositions de la direction, rejetées par les syndicats

L'intersyndicale dit avoir écourté la réunion et suspendu la séance avec la direction qui s’est tenue mercredi matin à 10h, pas satisfaite des négociations. La réunion aura duré une bonne heure. À l'issue de la rencontre, la direction n'a pas souhaité s'exprimer.

Vers 11h30, les délégués syndicaux se sont exprimés devant quelques 150 salariés. Selon eux, la direction a proposé un rallongement du plan de départs volontaires jusqu'à fin 2020 et veut toujours le fameux plan de compétitivité. Les syndicats ont rejeté en bloc ces propositions et disent ne pas avoir été écoutés sur leurs contre-propositions.

Soutien des salariés isérois ?

Les syndicats de GE ont donc annoncé la poursuite du blocage des sites de Belfort et Bourogne. La CGT estime que le mouvement va se durcir. Les salariés du site GE de Chonas-l'Amballan, en Isère, pourraient à leur tour entamer un blocage en soutien aux grévistes belfortains.

Les salariés se relaient devant l'usine pour bloquer le site. - Radio France
Les salariés se relaient devant l'usine pour bloquer le site. © Radio France - Mélanie Juvé

Troisième  jour de blocage des sites

Les salariés de General Electric sont déterminés à montrer leur mécontentement à la direction. Ils ont déjà passé la nuit de mardi à mercredi sur les deux sites après avoir lancé cette action la veille. Mercredi matin, selon la CGT, près de 40 salariés étaient mobilisés à Bourogne, une trentaine à Belfort.

Le temps qu'il faudra

"On mènera ce blocage le temps qu'il faudra et avec les salariés", assurait ce mercredi matin sur France Bleu Belfort Montbéliard Cyril Caritey, délégué CGT. "Il y a de la détermination mais malgré tout les gens restent sereins, mobilisés et convaincus que ce sont eux qui ont raison parce qu'ils portent un projet alternatif avec l'intersyndicale qui a été déposé au niveau local. On attend que la direction revienne à la négociation avec comme objectif la prise en compte du projet alternatif."

L'intersyndicale propose notamment la suppression de 300 postes l'année prochaine sous forme de départ volontaires et de plans seniors. De son côté, en fin de semaine dernière, la direction de GE avait proposé de supprimer 650 postes au lieu de 800, mais au détriment de plusieurs acquis sociaux, ce que refusent les syndicats. Le processus de consultation dans le cadre du plan social prendra fin le 21 octobre.

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