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Économie – Social DOSSIER : General Electric dans le Territoire de Belfort

General Electric : le projet de l'intersyndicale pour racheter le site

Alors que le plan social voulu par General Electric se poursuit, l'intersyndicale de Belfort envisage d'autres pistes pour sauver le site. Les élus syndicaux préparent la contre-offensive pour tenter de sauver 1000 emplois entre Belfort et Bourogne : pourquoi pas racheter la branche énergie de GE?

Philippe Peticollin, délégué CFE-CGC, s'adresse aux salariés de General Electric à Belfort, le jour de la venue de Bruno Le Maire ministre de l'Economie
Philippe Peticollin, délégué CFE-CGC, s'adresse aux salariés de General Electric à Belfort, le jour de la venue de Bruno Le Maire ministre de l'Economie © Radio France - Wassilla Guittoune

Belfort, France

Dans l'une des salles du bâtiment 66, rue de la découverte à Belfort, appartenant à General Electric, seuls les membres de la direction sont présents autour de la table. C'est dans cette salle qu'est négocié le plan de sauvegarde de l'emploi, mais les représentants du personnel eux n'y siègent pas. Leurs journées sont rythmées par un tout autre objectif : trouver une solution pour qu'il n'y ait aucun licenciement dans la filière énergie de GE entre les sites de Belfort et de Bourogne. Et pourquoi pas "racheter la partie énergie de General Electric" imagine Philippe Petitcollin, représentant CFE CGC de l'intersyndicale.

Une course contre la montre pour les syndicats de General Electric

Alors que les premières lettres de licenciements devraient être reçues par les salariés du groupe américain dans le Territoire de Belfort d'ici 4 à 8 mois, l'intersyndicale prépare la contre-offensive. "On a une stratégie qu'il va falloir qu'on déploie rapidement et qui consiste à proposer des alternatives" explique Philippe Petitcollin, délégue CFE-CGC chez GE à Belfort. Les salariés pourraient ainsi garder leurs emplois, "en sortant de General Electric. On peut imaginer plein de choses : que l'Etat reprenne une partie, on a des actionnaires privés prêts à venir, les collectivités territoriales pourraient être parties prenantes. Les levées de fond seraient possibles".

Un projet ficelé d'ici la fin de l'été

Selon le syndicaliste, des idées très concrètes ont été émises : "Cela pourrait être une opportunité pour des investisseurs de reprendre la partie énergie de General Electric. Il existe une possibilité de l'acheter à moindre coût : nous avons l'arme de l'accord qui n'a pas été respecté [NDLR : GE s'était engagé à créer 1000 emplois en rachetant la branche énergie d'Alstom] et pour lequel l'Etat pourrait saisir les tribunaux français et sanctionner très lourdement GE. Cela deviendrait un levier de négociation important dans la perspective de recréer un acteur national de l'énergie".

Philippe Petitcollin assure avoir un soutien massif des salariés : "Beaucoup de salariés sont derrière nous, beaucoup de responsables de départements, de services prêts à travailler avec nous, anciens directeurs de bureau d'étude, anciens directeurs de plusieurs usines. Des gens de tout calibre, capables de construire un projet beaucoup plus viable que celui proposé par la direction".