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Dossier : General Electric dans le Territoire de Belfort

General Electric : plainte de la CFE-CGC contre GE Hydro pour "mise en danger" des salariés

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Par , , France Bleu Belfort-Montbéliard

La CFE CGC porte plainte contre General Electric Hydro, en plein plan social, pour "mise en danger" des salariés et "harcèlement moral", a-t-on appris ce jeudi. A Belfort, 89 salariés sont sous le coup d'une menace de fermeture.

Manifestation des salariés de GE Hydro à Belfort en septembre 2020
Manifestation des salariés de GE Hydro à Belfort en septembre 2020 © Radio France - Michael DESPREZ

Une plainte déposée contre GE Hydro. Le syndicat CFE CGC (de la métallurgie de l'Isère) porte plainte pour "mise en danger de la vie d'autrui et harcèlement moral". Cette plainte concerne les trois sites de Belfort, Grenoble et Boulogne. Les représentants du personnel estiment que leur santé s'est "continuellement dégradée" depuis quelques années.

La plainte a été déposé le 24 novembre, mais vient seulement d'être rendue publique par le syndicat. Elle a été enregistrée au tribunal judiciaire de Grenoble, ville où se concentre la majorité des activités de la branche Hydro du groupe.

Des "réorganisations incessantes"

Le syndicat est même conseillé dans cette démarche par l'avocat Frédéric Benoist, qui défendait déjà la CFE-CGC au procès France Télécom, au printemps 2019. Cette action en justice vise à dénoncer des "pratiques concertées et orchestrées" menées dans un but de "rentabilité" par la direction du groupe qui met en place des "réorganisations incessantes".

"Cette initiative n'est pas isolée", affirme Philippe Petitcolin, délégué syndical central CFE-CGC. Il a dit ne pas exclure d'autres plaintes similaires de la part d'autres sections syndicales du groupe à Belfort. "On a une logique de réorganisation en permanence, on réorganise tous les ans, tous les deux ans, les gens ne savent plus ce qu'ils ont à faire, à qui ils doivent reporter (...) il y a aussi l'effet de la réduction des effectifs majeurs, du jour au lendemain on se retrouve avec un collègue hongrois qui s'est fait virer dans la semaine, et il n'y a pas de continuité", estime-t-il.

Les gens en ont vraiment marre, ils ne se sentent plus bien dans l'entreprise

"Au final, tout le monde doit faire beaucoup plus que son travail pour pouvoir réussir, certains vont essayer tant bien que mal de réaliser leurs missions et ils vont s'épuiser car ils vont devoir combler tous les manques de l'organisation". "C'est l'un des éléments les plus révélateurs du mal-être des salariés chez General Electric, il y a beaucoup de démissions, à chaque fois qu'il y a un plan de départs, il y a beaucoup, beaucoup de volontaires au départ, parce que les gens en ont vraiment marre, ils ne se sentent plus bien dans l'entreprise", a encore affirmé Philippe Petitcolin.

La réaction de General Electric

"GE déplore ce dépôt de plainte, qui ne lui a pas été notifié. L’entreprise n’est de ce fait pas en mesure de commenter. Ces accusations infondées vont à l’encontre de la priorité attachée par l’entreprise à la santé de tous ses salariés", indique le groupe dans un communiqué.

L'activité Hydro de General Electric est actuellement visée par un plan social, qui menace le site de Belfort et ses 89 salariés. La procédure d'information-consultation, entamée en septembre, se poursuit jusqu'à fin janvier. Les négociations doivent se terminer le 29 janvier.

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