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Dossier : General Electric dans le Territoire de Belfort

General Electric : près de 70 personnes licenciées en plein confinement à Belfort

Le plan social au sein de General Electric, dans l'ancienne branche Alstom Management, validé le 5 décembre par l'Etat, se poursuit. A Belfort, 70 personnes sont concernées par ces licenciements. Les premières lettres seront envoyées dès le 4 mai, en plein confinement dénoncent les syndicats.

Pour justifier ce plan social, la direction a expliqué aux représentants du personnel qu'il fallait "changer de stratégie", que "les activités sans valeur ajoutée soient transférées vers un partenaire extérieur" pour plus de "flexibilité"
Pour justifier ce plan social, la direction a expliqué aux représentants du personnel qu'il fallait "changer de stratégie", que "les activités sans valeur ajoutée soient transférées vers un partenaire extérieur" pour plus de "flexibilité" © Maxppp - /NCY

"Il n'y a pas de pire moment pour un licenciement, mais celui-ci est quand même très mal trouvé" déplore un syndicaliste belfortain d'Alstom Management, branche du groupe américain General Electric. En effet, selon les informations de France Bleu Belfort Montbéliard, le plan social au sein de GE se poursuit, malgré la crise sanitaire en cours. Plusieurs dizaines de lettres de licenciement doivent être envoyées dès le 4 mai

70 licenciements à Belfort, 20 à Boulogne-Billancourt

Dans le détail, un peu moins de 200 personnes travaillent pour cette entité à Belfort. La phase de départs volontaires s'est terminée fin février etune centaine d'employés en ont bénéficié. La phase des licenciements a lieu en ce moment au terme d'un plan de sauvegarde de l'emploi qui avait démarré en juin 2019, et ce sont, à Belfort, 70 personnes qui vont être licenciées. En région parisienne, à Boulogne-Billancourt, environ 20 salariés sont concernés. Les salariés sont "dispensés d'activité" à partir du 30 avril. 

En revanche, sur les 90 salariés licenciés, une vingtaine d'entre eux sont des "salariés protégés" : les femmes enceintes et les syndicalistes. La loi prévoit en effet une procédure spéciale. Les services de la DIRECCTE doivent valider leurs licenciements, qui aura lieu d'ici quelques semaines, voire quelques mois en fonction de la situation de chacun des salariés. 

La direction de General Electric se justifie

Alors que le France vit une crise sanitaire lié au Covid-19, la CFE-CGC a demandé à la direction de General Electric de repousser la phase des licenciements : "Cela nous a été refusé, la direction nous rétorque que la crise du coronavirus est une crise pour General Electric. Le chiffre d'affaire du business aviation, qui est en quelque sorte la vache à lait de GE, est en chute libre. Toutes les flottes sont au sol, _GE serait donc en difficulté_, et ne pourrait pas se permettre de repousser le plan social" explique une source syndicale à France Bleu Belfort Montbéliard. 

Des licenciements en pleine crise, et des difficultés à trouver un emploi par la suite

L'explication de la direction a du mal à passer pour ces dizaines de salariés. Toujours selon la CFE-CGC :"cette période est le pire moment pour être licencié, et surtout pour trouver un travail. Nous le voyons même au sein de l'entreprise. Pendant la phase de reclassement interne proposé par la direction, beaucoup de postes ont disparu. Cela va être difficile de retrouver le chemin du travail par la suite". 

Des indemnités allant jusqu'à 48 mois de salaire

Un peu moins de 200 personnes travaillaient pour l'entité Alstom Management SA. Pour rappel, résumé assez grossièrement, les salariés des bâtiments 329 et 16 sont les comptables de GE. Pour la plupart d'entre eux, ils ont été recrutés en 2017. Ils ont intégré un service spécialement créé dans le cadre de l’engagement du groupe américain de créer 1.000 emplois en France. Les salariés licenciés vont être indemnisés de la même manière que les 108 salariés ayant bénéficié du plan de départ volontaire, et recevoir un chèque allant de 16 mois de salaire d'indemnité jusqu'à 48 mois d'indemnités selon l'ancienneté.

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