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Dossier : General Electric dans le Territoire de Belfort

General Electric : un accord en vue sans délocalisation pour Belfort et Bourogne

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Belfort-Montbéliard, France Bleu Besançon, France Bleu

C'est la fin du feuilleton. Un accord doit être signé ce vendredi entre la direction et l’intersyndicale CFE-CGC/Sud chez General Electric. Il n'est plus question de délocaliser une partie de l'activité turbines à gaz mais il y aura des contreparties à respecter. Bercy salue l'accord à venir.

 Après de longues discussions et des rebondissements, un accord doit être signé ce vendredi entre la direction et l'intersyndicale sur les heures délocalisés de l'activité turbine gaz
Après de longues discussions et des rebondissements, un accord doit être signé ce vendredi entre la direction et l'intersyndicale sur les heures délocalisés de l'activité turbine gaz © Maxppp - Marc André

L'intersyndicale CFE-CGC/Sud et la direction ont enfin réussi à s’entendre pour éviter la délocalisation d'une partie de l'activité turbines gaz. En pleine crise du coronavirus, la direction avait projeté de sous-traiter 40.000 heures de production de la division turbines à gaz de Belfort et Bourogne, l'équivalent de presque un mois de travail, vers les Etats Unis et l’Arabie Saoudite. Des dizaines d’emplois auraient pu être menacées par cette mesure, en plus du plan social de 485 suppressions de postes dans la même entité gaz.  

Ce que prévoit l'accord

Cet accord qui doit être signé au siège de la direction à Belfort ce vendredi en fin de matinée prévoit plusieurs mesures. Les salariés vont devoir faire quelques sacrifices. Selon les syndicats signataires, il leur faudra reporter huit jours de RTT de 2020 à 2021 dont la moitié pourra être monétisée. Le texte prévoit aussi le recours à l'intérim, au travail le samedi ou la mise en place d'une équipe du weekend. En échange, la direction accepte que l'accord ne soit pas unanime, c'est-à-dire qu'il ne soit pas signé par l'ensemble des syndicats. La CGT en effet le rejette.   

Le risque de transfert pas totalement écarté à l'avenir

Si les objectifs de production n'atteignent pas le seuil des 90%, la direction pourrait quand même transférer tout ou partie de l'activité, rapporte la CFE-CGC. C'est sur les conditions d'application de ce point que les syndicats discutent encore. "Nous pourrions par exemple subir un problème de livraison dont on ne serait pas responsable", explique un représentant du syndicat Sud. Même si l'avenir s'annonce encore incertain, cet accord permettra à Belfort et Bourogne de conserver 33.000 des 40.000 heures de production qui risquaient de partir vers l'étranger. Ce qui aurait pu mettre en péril l'avenir des deux sites et menacer des dizaines d'emplois. 

Satisfaction au ministère de l'économie

A Bercy, on salue la perspective de cet accord. "Les termes de l'accord entre les syndicats et la direction sont le fruit de discussions approfondies entre ces deux parties, avec notre soutien. Il permet de maintenir la très, très grande majorité des heures qui étaient envisagées de sous-traiter (...). Aucun syndicat ne vous dira que l'Etat a été silencieux et n'est pas intervenu pour les soutenir. L'Etat a toujours joué dans ce dossier un rôle de médiateur", indique-t-on ce jeudi soir dans l'entourage du ministre de l'économie et des finances Bruno Lemaire. 

Une réunion ce vendredi pour finaliser les discussions - la direction de GE Gas Power 

Du côté de la direction, on confirme que les discussions sont bien avancées en vue de signer cet accord. Dans un communiqué, la direction indique qu'elle "a initié, depuis le 28 mai, un dialogue régulier avec les représentants du personnel à Belfort sur la manière de compenser la perte de production due à la crise du Covid-19 et les solutions associées". La direction confirme qu'une réunion est prévue ce vendredi "pour finaliser ces discussions".

Et maintenant des engagements sur le projet industriel ?

Désormais, l'intersyndicale en appelle à l'Etat pour demander à GE des engagements "en terme d'emplois, d'investissement et de budget sur les dix axes du projet industriel indispensable à la survie du site de Belfort" conformément aux accords passés en novembre 2014 et octobre 2019, date à laquelle la mise en place d'un projet industriel a été finalisé pour le Territoire de Belfort. "On sera extrêmement vigilant à ce que la forme et la philosophie de cet accord soient respectées. Ce qu'on attend, c'est que les responsables de GE se comportent en industriels responsables et qu'ils préparent l'avenir", prévient Bercy. 

Un nouveau comité de suivi de l’accord d’octobre 2019 sur le projet industriel du site de Belfort se tiendra dans la deuxième quinzaine de juin.

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