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Dossier : Coronavirus

Gérardmer : la société de blanchiment Parmentelat tourne à plein régime pour fournir les hôpitaux

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Par , France Bleu Sud Lorraine

En pleine crise sanitaire, l'usine de blanchiment Parmentelat à Gérardmer ne chôme pas. Fini le linge de maison, désormais l'ensemble de l'activité est dédiée aux masques et aux draps pour les hôpitaux. En mettant les bouchées doubles, les salariés de cette PME ont multiplié la production par deux.

Pour fournir les hôpitaux, la production de draps a été multipliée par deux chez Parmentelat à Gérardmer
Pour fournir les hôpitaux, la production de draps a été multipliée par deux chez Parmentelat à Gérardmer - Christophe Kieffer

En raison de l'épidémie de coronavirus, certaines entreprises lorraines ont totalement arrêté leur activité, d'autres ont considérablement baissé la voilure. Et puis, il y a celles qui continuent de tourner à plein régime. C'est le cas de Parmentelat, usine de blanchiment au Costet-Beillard à Gérardmer. Elle embauche une trentaine de personnes.

100% pour les hôpitaux

Avec l'accord des salariés, le patron Christophe Kieffer a décidé de réorienter toute son activité. Depuis plus de quinze jours, le linge de maison n'est plus la priorité. Désormais, toute la production est destinée à la fabrication de masques de protection et de draps de lits pour les hôpitaux. "D'habitude, 70% de nos volumes sont dédiés aux draps, le reste c'est du linge de table. Aujourd'hui, c'est 100% pour les draps," déclare le patron. L'entreprise a donc une nouvelle mission : l'ennoblissement textile au service des hôpitaux français.

Après plusieurs réunions avec la préfecture et d'autres acteurs de la filière vosgienne, un type de tissu spécifique a été déterminé pour la confection de masques. En une semaine, plusieurs centaines de milliers de mètres ont été traités rien que pour ça.

Production multipliée par deux

Les chiffres de la société vosgienne sont impressionnants. En une semaine, près de 400.000 mètres de tissus ont été envoyés. Cela correspond à 135.000 draps en sept jours. C'est deux fois plus que d'habitude. 

Pour autant, cette concentration d'activité ne se fait pas sans concessions. "C'est vrai que nous travaillons un peu plus qu'à l'accoutumée, reconnaît Christophe Kieffer. On est toujours au taquet dans l'usine. On se coupe un peu en deux. C'était pas mon rôle mais l'autre jour, je suis retourné sur une machine parce qu'il y avait des absents."

Tout le monde donne de lui pour que ça tourne le mieux possible. Sortir ce qu'il faut en temps et en heure.

"Tout est fait dans l'urgence, rappelle le dirigeant gérômois. D'habitude, on a trois semaines de délais. Mais là, c'est une semaine. Notre partenaire Tissu Gisèles (La Bresse) qui confectionne les draps, leur téléphone sonne tous les jours, les hôpitaux ont besoin de draps, c'est clair."

"On est toujours au taquet dans l'usine" lance Christophe Kieffer, dirigeant de la société de blanchissement Parmentelat.

"Une bonne étoile"

Quand on est patron, continuer la production en pleine crise sanitaire n'est pas une décision évidente. "Je me suis posé la question pour le bien-être de mes salariés. Il y a un peu la psychose à l'extérieur. Mais la majorité de mes collaborateurs voulaient continuer. Quelques-uns étaient dans le flou. Je les ai rencontrés. On a échangé. Je leur ai évoqué la possibilité de se mettre en retrait et ils se sont mis en arrêt pour passer la crise."

Pour les autres, les règles sanitaires ont été rappelées pour éviter toute contamination au sein de l'usine et "cela a un peu rassuré tout le monde," assure le patron. "Ma priorité, c'est de poursuivre l'activité. C'est sûr que la crise aura des conséquences économiques sur notre société, mais pour l'instant, on fournit les hôpitaux, c'est le principal. Les comptes, on les fera après."

Ce qui motive les salariés, c'est de se dire qu'on fait ça pour les hôpitaux.

Christophe Kieffer conclut : "Pour le moment, il y a une bonne étoile sur nous. Personne n'est malade. Alors, on continue !"

"On doit produire pour les hôpitaux ? Alors on y va!" Ecoutez le patron de la société Parmentelat à Gérardmer.

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