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Getrag Blanquefort : "Ford s'en va comme des voleurs et Magna arrive les mains vides", déplore le délégué CGT

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Par , France Bleu Gironde

Les 790 salariés de Getrag à Blanquefort sont inquiets, alors que leur usine appartient désormais à 100% à la branche autrichienne du groupe Magna. Le délégué CGT du site, Vincent Teyssonneau, appelle la direction à "annoncer un nouveau produit avant l'été". Il était l'invité de France Bleu Gironde.

Vincent Teyssonneau, délégué CGT de Getrag à Blanquefort, était l'invité de France Bleu Gironde ce mardi.
Vincent Teyssonneau, délégué CGT de Getrag à Blanquefort, était l'invité de France Bleu Gironde ce mardi. - Capture d'écran France 3

"Ford s'en va comme des voleurs, lâchement, ils ne sont pas venus voir les salariés", dénonce Vincent Teyssonneau, délégué CGT de Getrag à Blanquefort, invité de France Bleu Gironde mardi 2 mars. L'usine girondine est officiellement passée sous pavillon autrichien lundi, avec le rachat par une branche du groupe canadien Magna. "Magna arrive les mains vides, sans aucun projet", continue-t-il. "Les dirigeants sont venus nous voir il y a quelques mois, en nous disant qu'ils voulaient racheter Bordeaux mais qu'ils n'avaient rien pour nous, ce qui nous embête un peu." Les 790 salariés de Getrag redoutent un plan de départs prévu d'ici 2024. "Ford et Magna ont déjà approvisionné une somme de 30 millions d'euros pour supprimer 354 salariés, soit la moitié de l'effectif", assure Vincent Teyssonneau.

"A partir de maintenant, on baisse en production pour atteindre progressivement 170 000 transmissions par an à partir de 2024", explique le syndicaliste. "Pour une capacité de 550 000, c'est très inquiétant. Ford est notre unique client et on a qu'un seul produit. Monoclient et monoproduit, c'est quelque chose d'assez compliqué", détaille Vincent Teyssonneau. "On est tous d'accord, il faut une annonce d'un nouveau produit avant l'été, une boîte automatique hybride. Le souci, c'est que dans le contrat commercial on ne peut pas avoir de nouveau produit avant 2027. Donc on ne peut faire que de la transmission manuelle, or l'avenir c'est la transmission automatique hybride", indique le délégué CGT. Selon lui, l'investissement pour ce nouveau produit devrait être de "150 à 200 millions d'euros".

Aucun dialogue possible

Les salariés de Getrag redoutent un scénario à la Ford, où 872 salariés avaient été licenciés en 2019. "On peut traîner un peu jusqu'à 2027, sauf que Magna ce n'est pas Ford. Ça va peut-être traîner un an et demi, puis ça fermera. Vu ce qu'ils ont prévu, ça ne peut pas durer dix ans comme Ford", assure Vincent Teyssonneau. "Le souci, c'est qu'on n'a aucun interlocuteur chez Magna. On a demandé à ce qu'ils viennent se présenter en CSE aux salariés, c'est la moindre des choses quand on rachète une usine. Mais c'est motus et bouche cousue, on n'échange qu'avec la direction locale", déplore-t-il. "On a été reçus plusieurs fois au ministère de l'Economie, ils essaient de nous soutenir mais on ne voit pas trop d'avancées."

Vincent Teyssonneau se sent un peu démuni, sans "moyens de pression" sur Magna. "C'est comme Ford en fait, ils arrivent et ils partent", dénonce le délégué CGT. "Ils ont très peu, voire aucun contact avec les élus ou les pouvoirs publics. On a laissé faire Ford Aquitaine Industries et je pense qu'on va aussi laisser faire chez nous. Ford s'en va et on n'a même pas convoqué les patrons pour leur demander pourquoi ils partent. Ils s'en vont pour diversifier, pour vendre un peu plus de boîtes à d'autres constructeurs. Sauf que ça, ils peuvent le faire depuis 2001 et ils ne l'ont jamais fait !", conclut le syndicaliste.

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