Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

Gien : grève à la clinique Jeanne-d'Arc

-
Par , France Bleu Orléans

Le personnel de la clinique Jeanne-d'Arc, à Gien, est en grève ce mardi 9 juillet. La clinique doit passer du domaine privé au public, mais les salaires des personnels sont revus à la baisse. La grève est reconduite demain, mardi 10 juillet.

La clinique Jeanne d'Arc de Gien doit quitter son statut privé à la fin août.
La clinique Jeanne d'Arc de Gien doit quitter son statut privé à la fin août. - Google Maps

Gien, France

Le passage du domaine privé au public est compliqué à la clinique Jeanne-d'Arc, à Gien. La clinique, lâchée par son actionnaire principal, doit passer sous le giron du CHRO, l'hôpital d'Orléans, à la fin du mois d'août.

30 à 50 personnes réunies devant la clinique

Après une première réunion compliquée début juillet, le personnel s'est mis en grève ce mardi 9 juillet. Entre 30 et 50 personnes se sont réunies devant la clinique toute la matinée, blouses blanches barrées de la mention "en grève". 

La raison de leur colère, les conditions de basculement dans le service public : "Le contrat que l'on nous propose n'est pas celui qui avait été négocié au départ, explique Ali Besli, le délégué CGT du personnel. On devait avoir le même salaire net annuel, mais ce n'est pas le cas. On avait aussi des primes d'assiduité, la part mutuelle, le remboursement du transports... Ce devait être inclus, mais ce n'est pas le cas. En calculant, _on perd entre 4 000 et 6 500 euros par personne et par an._

Je ne vois pas pourquoi on devrait être repris au rabais." Isabelle Guedet, aide-soignante

Le personnel se sent alors dévalorisé, comme Isabelle Guedet, qui est aide-soignante à la clinique : "Nous sommes diplômés, nous connaissons aussi bien notre métier que ceux qui travaillent dans le public, avec le même diplôme, je ne vois pas pourquoi on devrait être repris au rabais", estime-t-elle, tout en précisant que "_nous sommes souvent moins bien payés de base dans le privé que dans le public._

Une grève reconduite mercredi ?

Au CHRO, on rétorque que ces salariés sont trop chers pour le service public, ce qui ne plaît pas à Guillaume Marien-Feldt, qui travaille comme technicien à la clinique : "C'est probable qu'ils ne puissent pas augmenter la masse salariale au CHRO. Mais _nous, on n'a pas demandé le transfert_. On veut juste le 'à travail égal, salaire égal'."

Des représentants du personnel ont été reçus dans la journée par la direction, le groupe Ramsay, sans avancée significative. Les grévistes se sont réunis en assemblée générale ce mardi 9 juillet dans l'après-midi, et ont décidé la reconduction de la grève pour le 10 juillet.

Dans ces conditions, le basculement du privé au public, prévu pour la fin août, devrait être retardé, au moins pour la fin septembre, au mieux, selon les grévistes.