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Dossier : Mouvement des "gilets jaunes"

Gilets jaunes à Bandol : "les dégradations, ça n'est que le début"

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Par , France Bleu Provence

Au lendemain de l'incendie volontaire de la barrière de péage de Bandol, l'A50 est encore coupée ce mardi après-midi dans les deux sens. Les usagers doivent faire un détour. Les gilets jaunes ont rejoint leurs camarades au péage situé sur la bretelle de sortie. Ils assurent que ça n'est pas fini.

Les gilets jaunes à la bretelle de sortie de Bandol
Les gilets jaunes à la bretelle de sortie de Bandol © Radio France - Christelle Marquès

Au sol devant la barrière de péage de Bandol en venant de Toulon par l'A50, le bitume a fondu sous l'effet de la chaleur après l'incendie qui a ravagé les installations hier soir. Une société procède au nettoyage ce mardi matin des résidus de palettes, et d'atténuateurs de choc qui ont tous été incendiés. Vinci doit désormais évaluer les dégâts et attend le rapport des experts autorisant ou non la réouverture de l'installation. Les auvents ayant en effet été touchés par la grosse chaleur dégagée par l'incendie, les professionnels doivent vérifier que leur solidité est entière et qu'ils n'ont pas été fragilisés.

Mais ce sont les seules traces visibles du mouvement des gilets jaunes. Car ceux qui occupaient cette grande barrière de péage ont migré. Ils ont rejoint leurs camarades sur la plus petite installation de Vinci, à quelques dizaines de mètres à vol d'oiseau, à la sortie Bandol.

"C'est pas fini" une gilet jaune de Bandol

Et la situation est tendue sur cet autre péage. La colère des gilets jaunes est exacerbée par les 17 interpellations de la veille au soir après les dégradations. Les journalistes ne sont pas les bienvenus de prime abord, accusés de ne venir que pour faire du sensationnel ou désinformer les gens. Pourtant la désinformation vient des rangs des gilets jaunes eux-mêmes. Certaines ont en effet confondu la date de naissance d'une des interpellées avec son âge. Et affirment qu'une grand-mère de 75 ans est en garde à vue (quand en fait, il s'agit de l'année de naissance d'une des deux femmes interpellées).

L'une des manifestantes se charge alors de faire monter la pression des petits camarades, m'insultant au passage, critiquant mon travail (qu'elle n'a jamais entendu ou lu). Il faudra bien une bonne demi-heure pour qu'une conversation sans agression verbale s'installe avec les manifestants, sauf elle, convaincue qu'elle est mieux informée que les autres. "Comprenez que c'est tendu" s'excuse presque finalement un gilet jaune. "On nous vire de partout, on nous prend pour des cons, mais c'est pas fini" m'explique un autre avec un café à la main qu'il m'offre en signe de paix. Pas fini car pour eux, "pas question d'avoir passé autant de temps dehors et n'avoir obtenu que des miettes".

"Les dégradations, c'est que le début" parole de gilet jaune

"Les dégradations, moi je ne les condamne pas, je les comprends même. A un moment, ils nous prennent pour des cons. Ben voilà, on leur montre qu'on peut-être encore plus cons qu'eux" lâche une jeune femme, mobilisée depuis le début. Cyril, un retraité très calme pense que ces dégradations vont se multiplier un peu partout en France surtout "si Vinci ne retire pas son annonce de faire payer aux automobilistes les péages même quand ils ont passés gratuitement". Pas question pour eux de partir. D'ailleurs ils attendent de pied ferme la réouverture de la grande barrière de péage pour y retourner. "On est là, et c'est pas fini" martèle une jeune femme déterminée.

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