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Économie – Social DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Gilets jaunes : acte VI, nombreux rassemblements et blocages mais mobilisation en baisse

samedi 22 décembre 2018 à 9:30 - Mis à jour le dimanche 23 décembre 2018 à 9:05 Par Isabelle Lassalle et Nathalie Delpeyrat, France Bleu

Faible mobilisation des gilets jaunes pour l'acte VI ce samedi, nouvelle journée d'action après la mort d'un automobiliste près de Perpignan vendredi soir. À 18h, 38.600 manifestants (2.000 à Paris), contre 66.000 samedi dernier.

Les gilets jaunes dans une rue près de l'Opéra à Paris.
Les gilets jaunes dans une rue près de l'Opéra à Paris. © Maxppp -

En ce sixième samedi de manifestation et premier week-end des vacances de Noël, la mobilisation des gilets jaunes est en baisse et l'ampleur du mouvement moins importante. Les forces de l'ordre sont restées largement mobilisées. Comme le week-end dernier, des véhicules blindés étaient mobilisés à Toulouse, Bordeaux ou encore dans les Bouches-du-Rhône. À Paris, un cortège de plusieurs centaines de gilets jaunes s'est formé à partir du quartier Montmartre et a déambulé dans le centre de la capitale, sous la garde des forces de l'ordre.  Des gilets jaunes ont pris à partie 3 policiers motards sur les Champs-Elysées. L'un d'eux a brièvement brandi son arme de service.

Vendredi soir, un automobiliste s'est tué en marge d'un rassemblement de gilets jaunes à Perpignan.

Le résumé de l'acte VI

  • 38.600 manifestants en France (2.000 à Paris) à 18h, contre 66.000 samedi dernier.
  • Plus de 200 interpellations : 179  à Paris  et 36 gardes à vue (dont Éric Drouet, l'un des initiateurs du mouvement), neuf à Toulouse, sept à Strasbourg, au moins cinq à Nancy et une au péage de Voreppe.
  • Des blocages aux frontières : au niveau de la barrière de péage du Boulou, à Strasbourg et à la frontière avec l'Italie à Menton.
  • Des incidents et tensions : à Amiens, à Bordeaux, à Nancy, à Toulouse et à Lyon en fin d'après-midi, au Touquet, au Boulou et à Strasbourg dans la matinée.

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Plus de 200 interpellations 

À Paris, 179 personnes ont été interpellées ce samedi à Paris pour des "attroupements en vue de commettre des violences", et sept personnes sont en garde à vue en marge de l'acte VI de la mobilisation des gilets jaunes selon la préfecture de police. Éric Drouet, l'un des initiateurs du mouvement des gilets jaunes a été interpellé et placé en garde à vue en début d'après-midi pour "organisation illicite d'une manifestation sur la voie publique, port d'arme prohibé, et participation à un groupement formé en vue de violences ou de dégradations".

L'interpellation s'est déroulée rue Vignon dans le quartier de la Madeleine vers 14h15. C'est là que les premiers heurts entre CRS et manifestants ont commencé. Quelque 2.000 manifestants "gilets jaunes" ont été dénombrés dans les rues de Paris ce samedi, selon les chiffres communiqués par la préfecture de police de Paris. Alors qu'un appel à un rassemblement à Versailles avait été lancé, les manifestants se sont finalement retrouvés devant le Sacré-Cœur, dans le quartier touristique de Montmartre avant d'aller défiler dans les rues de la capitale.

Des tensions en fin d'après-midi sur les Champs Elysées, où des motards de la police ont été pris à partie par des manifestants. La scène, d'une durée d'environ une minute, s'est déroulée au croisement de l'avenue George V et des Champs pendant que les forces de l'ordre évacuaient progressivement l'avenue.  Les policiers ont été pris à partie par une vingtaine de personnes au moment où ils tentaient de remonter sur leur moto, dont l'une se trouvait à terre. Les manifestants leur ont alors notamment jeté deux trottinettes, des pavés et des pots de fleurs.

De leur côté les policiers ont répliqué avec une bombe lacrymogène, leur matraque ou en donnant des coups de pieds à certains agresseurs. L'un des policiers a aussi dégainé son pistolet en le pointant sur un manifestant, avant de le remettre rapidement dans son étui.  Les motards, membres de la Compagnie de Sécurisation et d'intervention, ont réussi à repartir sur deux motos, la troisième restant couchée à terre, avant que d'autres policiers ne viennent la récupérer peu après. "Nos forces de l'ordre ont été odieusement prises pour cible par des individus face auxquels elles ont réagi avec sang-froid et professionnalisme", a estimé le secrétaire d'Etat, Laurent Nuñez.

À Toulouse, les forces de l'ordre ont interpellé neuf individus et affirment avoir repéré une centaine de casseurs parmi les manifestants. Un hélicoptère et deux canons à eau ont été déployés. À Strasbourg, la frontière allemande était la cible des gilets jaunes ce samedi matin. Sept personnes ont été interpellées et placées en garde à vue. Un policier a été légèrement blessé suite à un jet de projectiles. 

Au moins cinq personnes ont été interpellées à Nancy indique la préfecture de Meurthe-et-Moselle, des personnes ayant fait usage de frondes ou tiré des projectiles sur les forces de l'ordre. Des agitateurs "en dehors" du mouvement des gilets jaunes, selon la préfecture. Un policier a été légèrement blessé et une voiture de police municipale dégradée. Un gilet jaune a également été interpellé au péage de Voreppe. La situation reste tendue sur place.

À Paris, un rassemblement mobile

Les appels à manifester se sont multipliés et certains porte-paroles ont brouillé les pistes. Après l'annonce d'une mobilisation à Versailles, les manifestants ont finalement convergé vers Montmartre. Selon une journaliste de franceinfo sur place, les forces de l'ordre ont demandé aux nombreuses boutiques de fermer. Les boutiques et restaurants situés en haut de la butte Montmartre - lieu très touristique de Paris - ont donc baissé progressivement le rideau. Les gilets jaunes étaient regroupés devant la basilique du Sacré-Cœur et les forces de l'ordre sont arrivées en nombre.

Les manifestants sont désormais mobiles dans la capitale, encadrés par les forces de l'ordre. Vers 11h, ils étaient au moins 300. De Montmartre, ils ont rejoint Pigalle, puis la gare Saint-Lazare et ensuite la Madeleine. Premiers heurts entre CRS et gilets jaunes bloqués rue Vignon à Paris.

À la mi-journée, quelque 800 gilets jaunes ont été dénombrés dans les rues de Paris, selon les chiffres communiqués par la préfecture de police de Paris. La situation est calme et les manifestants, éparpillés dans plusieurs endroits de la capitale sont encadrés par les forces de l'ordre.

Les rassemblements et barrages en région

À Bordeaux, 2.500 Gilets Jaunes, soit presque deux fois mois que le weekend dernier, ont défilé dans le centre-ville. Avant de s'arrêter place Pey-Berland, théâtre des premières tensions.

À Amiens, la manifestation de cet après-midi dans le centre-ville dégénère, après plusieurs samedis calmes. Un premier défilé (70 personnes environ) parti de la gare en début d'après-midi s'est bien passé, mais un second, toujours en cours, est marqué par des tensions avec les CRS qui utilisent des tirs de gaz lacrymogène. Il y a des dégradations dans le centre-ville, des manifestants ont cassé du mobilier urbain ou de chantier. Des interpellations rue Saint Honoré et une situation toujours tendue entre CRS et manifestants.

À Nancy, une manifestation sous tension ce samedi après-midi, tirs de gaz lacrymogène près de la place Stanislas.

Plusieurs centaines de gilets jaunes dans les rues piétonnes de Nantes, dans le calme.

À Toulouse, les manifestants sont dans le centre-ville et la tension monte depuis 16h avec les forces de l'ordre.

Dans la Marne et plus précisément à Reims, l'acte VI de la mobilisation des gilets jaunes n'est pas passé inaperçu. Alors que le rendez-vous était donné au Boulingrin à 13h, une bonne centaine de gilets jaunes a répondu présent pour une marche citoyenne et pacifique.

Dans le Finistère les gilets jaunes de tout le département étaient appelés à manifester à Quimper cet après-midi (à 14h). Ils sont environ 500, une partie d’entre eux est partie en cortège depuis le parc des expositions vers le centre-ville, accompagnés d’une trentaine de motards. Ils ont rejoint l’autre moitié devant la préfecture du Finistère où un important dispositif policier a été déployé. 

Après un rassemblement vers 13 heures, ce samedi, devant le Zénith de Saint-Etienne, plusieurs centaines de gilets jaunes ont réussi à investir le centre-ville. Ils sont encadrés par un important dispositif de forces de l'ordre.

Une centaine de gilets jaunes manifestent à Belfort. Ils sont arrivés sur la place d’Armes.

Dans les Alpes-Maritimes, 150 personnes se sont rassemblées Place Masséna à Nice vers 11 heures, samedi matin, et ont choisi de se diriger vers le port, par la Promenade des Anglais. Des gilets jaunes se sont aussi retrouvés à la frontière avec l'Italie à Menton.

En Sarthe, c’est pour l’heure très calme. Une centaine de personnes sur le rond-point de l’Océane au Mans, près de l’entrée de l’A11, mais pas de blocages. Il y a juste eu 15 minutes de bouchons vers midi car certains manifestants étaient sur la chaussée et que cela ralentissait la circulation.

En Gironde, l'acte VI des gilets jaunes mobilise peu. Selon la préfecture, ils sont près de 200, rassemblés dans une vingtaine de communes. A Bordeaux, trois rassemblements sont prévus : à 11h au centre commercial Mériadeck qu'une cinquantaine de gilets jaunes tente de bloquer, à 13h à la gare Saint-Jean puis à 14h place des Quinconces.

À Glisy près d’Amiens, la situation été été tendue ce matin sur la zone commerciale. Une centaine de gilets jaunes ont bloqué deux ronds-points. Ils jouent maintenant au chat et à la souris avec la Police en se déplaçant d’un rond-point  à l’autre. 

Au Boulou, près de la frontière espagnole, plus de 300 gilets jaunes bloquent depuis samedi matin une bretelle d'autoroute refusant de baisser les bras plus d'un mois après le début de leur mobilisation. Rassemblés depuis le début de la matinée, ils sont encadrés par un cordon de gendarmes qui les empêchent d'accéder au péage. En milieu de matinée, des dizaines de militants séparatistes catalans, vêtus eux aussi de gilets jaunes et brandissant le drapeau indépendantiste, se sont joints aux manifestants français.

Les centaines de gilets jaunes ont été délogés par les forces de l'ordre, a indiqué la préfecture des Pyrénées-Orientales. Les manifestants ont été évacués de l'autoroute à coups de gaz lacrymogènes et se sont massés sur un pont, jetant des objets sur l'axe routier. La préfecture a précisé que "L'autoroute est en train d'être nettoyée pour permettre la reprise normale du trafic". Tensions entre manifestants et forces de l'ordre qui tentent de libérer les accès.

À Limoges, une vingtaine de gilets jaunes ont investi le hall de la mairie ce samedi matin. Une action symbolique et pacifique pour maintenir leur visibilité à deux jours du réveillon.

Dans la Loire, l'autoroute A47 est bloquée dans les deux sens, immense embouteillage. Les gilets jaunes ont bloqué l'autoroute A47 au niveau de Saint-Chamond, provoquant des embouteillages importants dans les deux sens de circulation.

À Rouen, les gilets jaunes défilent à nouveau dans les rues.

Dans le Nord-Pas-de-Calais, 200 manifestants bloquent l’autoroute A16, dans le Pas-de-Calais, à hauteur de l’échangeur de Saint-Folquin, gros bouchons dans le secteur. Et dans le Nord, un barrage filtrant sur la N2 à hauteur de Bettignies, sur la frontière belge.

Dans le Gard, la mobilisation se poursuit, une marche est prévue cet après-midi des Costières à la préfecture. Pas de barrage filtrant ni de blocage en ce samedi matin.

À Bayonne, plus d'une vingtaine de gilets jaunes marche pour le Référendum d'Initiatives Citoyenne (RIC) depuis la mairie jusqu'à la place verte. Elle se terminera par la distribution de cadeaux pour les enfants en échange d'un euro symbolique de 12h à 14h au bar Xapatan. Opération escargot et radars masqués dans la périphérie de Pau.

À Toulouse, une trentaine de gilets jaunes sont rassemblés en ce moment à la gare Matabiau. Dans la Creuse, une cinquantaine de gilets jaunes sont réunis sur le rond-point Pompidou de Guéret. Pour une nouvelle manifestation pacifique : ils vont faire un cortège jusqu'à la place Bonnyaud, pour y faire un pique-nique, "on attend d'autres personnes de Saint-Vaury et de la Croisière".

En Isère, tensions entre policiers et manifestants au péage de Voreppe. Environ trente gilets jaunes étaient rassemblés à proximité du péage de Voreppe (Isère) ce samedi matin. Les forces de l'ordre sont intervenues, les manifestants disent avoir reçus des gaz lacrymogènes et des grenades de désencerclement, sans sommation.

Près d'Albertville et en Pays de Savoie, plusieurs opérations "escargot" ou "péage gratuit" sont organisées par les gilets jaunes sur la route des stations de ski, en cette journée de fort trafic routier pour le début des vacances de Noël.

Dans le Var, des manifestations sont en cours à Bandol, au rond point après le petit péage et au Cannet-des-Maures, au rond point autoroute A57/A8.

En Vaucluse ce samedi matin, environ 80 gilets jaunes ont fait une opération escargot sur l’A7 à hauteur de Courthézon. Ils laissaient libre la circulation sur une seule voie. L’opération a duré deux heures environ, de 8h à 10h avec jusqu’à 5 km de bouchons. Les gendarmes sont intervenus. Il y a eu négociation et la situation s’est un peu tendue. L’arrivée d’une vingtaine de camions de CRS a fini de convaincre les gilets jaunes de lever le camp. L’A7 est maintenant débloquée et les gilets jaunes se dispersent pour rejoindre d’autres actions, à Orange et Avignon.

À Caen, les gilets jaunes sont réunis à nouveau sur la place du théâtre. Le père Noël est présent et les manifestants chantent "Petit Macron Noël".

À Montpellier, environ 450 gilets jaunes sont rassemblés place de la Comédie avant de se diriger vers la préfecture puis vers la gare SNCF, le tout dans une ambiance festive. Ils brandissent des banderoles "Tous unis", "Nous ne sommes pas de casseurs, ni des pyromanes. Pacifique". En Mayenne, une soixantaine de manifestants sont rassemblés devant la mairie de Laval.

Les gilets jaunes manifestent à la frontière espagnole au niveau du péage du Biriatou (Pyrénées-Atlantiques) sur l’A63. À 7h30, il restait 6 km de bouchon dans le sens Nord-Sud, selon les informations de France Bleu Pays-Basque. Les gendarmes ont commencé l'évacuation. L’autoroute est coupée en direction du sud, sortie obligatoire des véhicules et entrée interdite au niveau de Saint-Jean-de-Luz-Sud. Sortie conseillée à Saint-Jean-de-Luz-Nord.

En Alsace, la centaine de gilets jaunes délogée qui bloquait le pont de l’Europe à Strasbourg s’est déplacée à Gambsheim pour bloquer encore une fois la frontière allemande. Ils ont bloqué la circulation et il était impossible d'aller en Allemagne, il faut emprunter le pont Pfimlin. En revanche, ils laisser passer les voitures dans le sens Allemagne - France.

De nombreuses entrées, sorties et barrières de péage sont encore perturbées ce samedi par les manifestations des gilets jaunes.

  • Sur l’autoroute A7, les échangeurs de Bollène (n°19), d’Orange Sud (n°22) restent fermés en entrée comme en sortie.
  • Sur l’autoroute A9, les échangeurs de Narbonne Sud (n°38) et Agde (n°34) restent fermés en entrée comme en sortie suite aux importantes dégradations et actes de vandalisme subis lors des manifestations.
  • Le péage de Bandol sur l’autoroute A50 est toujours fermé dans le sens Toulon - Marseille : les opérations de sécurisation sont toujours en cours après l’incendie du début de semaine. Les conducteurs doivent emprunter la sortie Bandol (n°12) puis reprendre immédiatement l’autoroute, en direction de Marseille, sur ce même échangeur.

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Prévu à Versailles, le rassemblement prend la direction de Montmartre

La page Facebook de la "France énervée" administrée par Éric Drouet, l'un des porte-paroles du mouvement, incite les manifestants à prendre la direction du Sacré-Cœur. Les appels à manifester se sont multipliés et certains porte-paroles ont brouillé les pistes. Les manifestants vont finalement converger vers Montmartre et les manifestants aux abords du château de Versailles sont finalement peu nombreux ce samedi matin.

Thierry Laurent, directeur de cabinet du préfet des Yvelines, a annoncé vendredi les chiffres de 1.400 personnes déclarées "participantes" et 8.000 "intéressées" par l'événement Facebook, organisé entre autres par Eric Drouet, l'une des figures du mouvement. Mais la manifestation, si elle a vraiment lieu, devrait être confinée sur l'avenue de Paris, "dans un périmètre très important", qui représente environ un kilomètre. L'avenue est plus large que les Champs-Élysées. Plus de gendarmes et policiers en civil, des contrôles routiers à l’entrée de Versailles seront mis en place pour rassurer les Versaillais. Dans la crainte de débordements possibles, le domaine et le château de Versailles seront fermés "de manière préventive".

Mais d'autres gilets jaunes comptent se rendre à Paris. Les commerces parisiens, qui attendent de nombreux clients à trois jours de Noël, ont été "invités à faire preuve de vigilance" par la préfecture de police. De son côté, le ministère de l'Intérieur a affirmé qu' "un dispositif de sécurité proportionné et adapté sera mis en place" privilégiant la "mobilité et la réactivité", mais sans préciser le nombre de forces mobilisées. Les stations de métro qui desservent les Champs-Élysées seront fermées, tout comme la station Miromesnil, non loin du ministère de l'Intérieur et de l'Elysée.