Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Gilets jaunes : ce qu'il faut savoir sur la journée de mobilisation de ce samedi 1er décembre

vendredi 30 novembre 2018 à 18:34 - Mis à jour le vendredi 30 novembre 2018 à 19:45 Par Viviane Le Guen, France Bleu

Pour le troisième week-end consécutif, les gilets jaunes appellent à manifester ce samedi 1er décembre partout en France et notamment sur les Champs-Elysées, théâtre d'échauffourées la semaine dernière. Où en est le mouvement ? À quoi faut-il s'attendre ? France Bleu fait le point.

Un "gilet jaune" sur les Champs-Elysées à Paris, le 24 novembre 2018
Un "gilet jaune" sur les Champs-Elysées à Paris, le 24 novembre 2018 © Maxppp - Jeremias Gonzalez

Ni les annonces d’Emmanuel Macron mardi, ni les réunions avec le ministre de la transition écologique François de Rugy puis le Premier ministre Édouard Philippe, vendredi, n'ont permis d'apaiser la colère. Pour le troisième week-end consécutif, les gilets jaunes appellent à manifester ce samedi 1er décembre partout en France. France Bleu fait le point sur la situation et ce à quoi il faut s'attendre.

Plusieurs manifestations à Paris et en région

Qu'est-il prévu à Paris ?

Un rassemblement de gilets jaunes sur les Champs-Elysées. Comme samedi dernier, un événement Facebook appelle à manifester sur la célèbre avenue parisienne. Plus de 130.000 personnes se disent intéressées. Un autre événement lancé sur le réseau social appelle les manifestants à se rassembler dès 8h00. Jeudi soir, Christophe Castaner a demandé aux gilets jaunes de déclarer leurs manifestations. Concernant celle sur les Champs-Elysées, aucune demande officielle n'avait été déposée vendredi matin selon le ministère de l'Intérieur.

Les autres rassemblements regroupant des gilets jaunes. Le Comité Justice pour Adama appellent à se réunir à 13h00 à la gare St Lazare pour rejoindre les gilets jaunes sur les Champs-Élysées à 14h00. Selon franceinfo, deux autres demandes ont été déposées à la préfecture de police de Paris pour un rassemblement place de la République et un défilé de République à la Madeleine. 

Une manifestation de la CGT. Les chômeurs et précaires sont appelés à se joindre aux militants de la CGT à 12h00, place de la République. Philippe Martinez, le secrétaire général du syndicat devrait être présent.

Mobilisaiton des étudiants et d'associations de lutte contre le racisme et contre le sida. Sans lien, à priori, avec les gilets jaunes, les étudiants sont appelés à se rassembler à 12h00 place du Panthéon dans le 5e arrondissement de Paris à l'appel de l'UNEF. Act Up appelle également à manifester à l'occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida à 17h00 place de la République. Enfin, le Collectif Rosa Parks qui milite contre le racisme donne rendez-vous à 14h00 place de la Nation.

Quelles actions prévues en région ?

Des actions sont également prévues partout en France. Les gilets jaunes se préparent à mettre en place des barrages filtrants ou bloquants aux abords des autoroutes et sur des ronds-points dans la Loire, en Alsace, dans le Calvados, en Mayenne, dans le Poitou, en Moselle, en Nord Franche-Comté, dans l'Yonne, sur la Côte d'Azur, en Corse, dans les Pyrénées-Orientales, où deux syndicats agricoles ont appelé à se joindre aux gilets jaunes, ou encore en Pays de Savoie.

Les Champs-Élysées sous haute surveillance

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a annoncé jeudi soir que "les Champs-Élysées seraient ouverts aux piétons dans un dispositif très resserré, très hermétique, sur l'ensemble des accès" à l'avenue. Les forces de l'ordre procéderont à des "contrôles d'identité systématiques" et fouilleront les sacs. Au moins 4.000 CRS doivent être déployés dans la capitale.

La sécurisation des Champs-Élysées entrera en vigueur dès 6h00 précise un arrêté pris ce vendredi par le préfet de police de Paris. La zone sécurisée va du rond-point des Champs-Elysées à la place Charles de Gaulle et englobe les 50 derniers mètres des artères menant à l'avenue des Champs-Elysées. Les restaurateurs ont pour consigne de fermer les terrasses et de les vider du mobilier "pouvant servir de projectile ou d'arme par destination". Les entreprises de travaux publics sont tenues de retirer les engins, les palissades et les matériaux.

De son côté, la société Protectim, qui assure la surveillance de plusieurs enseignes de l'avenue des Champs-Élysées, a d'ores et déjà prévu de renforcer ses effectifs pour le week-end, d'après un des agents de sécurité contactés par l'AFP.

Quels politiques seront présents ?

Seul représentant politique à avoir clairement annoncé qu'il défilerait aux côtés des gilets jaunes, le leader de la France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon devrait se mêler aux manifestants rassemblés sur les Champs-Élysées.

Déjà présent samedi dernier sur l'avenue parisienne, le député LFI de la Somme François Ruffin a affirmé jeudi soir, place de la République à Paris, vouloir servir de "passerelle" entre les gilets jaunes et les Parisiens qui s'étaient mobilisés lors du mouvement de contestation "Nuit debout".

Les gilets jaunes bénéficient également du soutien appuyé de la présidente du Rassemblement national (RN) Marine Le Pen qui rejette néanmoins l'idée de participer aux manifestations.

Soutien de la première heure des gilets jaunes, Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France était dans la rue le 17 et le 24 novembre. Tout porte à croire qu'il pourrait donc à nouveau se joindre aux manifestants ce samedi.

Dialogue de sourds entre les manifestants et le gouvernement

Le rendez-vous d'une délégation de gilets jaunes avec le Premier ministre Édouard Philippe a failli tourné court vendredi après-midi. Seuls deux manifestants se sont présentés à la réunion. L'un d'eux, Jason Herbert, est ressorti presque aussi tôt. "Je souhaitais et j'ai demandé à plusieurs reprises à ce que cet entretien soit filmé et retransmis en direct à la télévision, cela a été refusé", a-t-il déclaré à la presse. Il a également affirmé avoir subi "d'énormes pressions" et reçu des "menaces d'agression, verbales ou physiques (...) de la part d'autres "gilets jaunes" (...) pas des personnes pacifiques, des personnes radicales."

Le Premier ministre s'est entretenu pendant environ une heure avec un gilet jaune dont l'identité n'a pas été révélée. Une rencontre qualifiée d'utile et instructive par Édouard Philippe."La porte de Matignon reste ouverte" a-t-il indiqué à l'issue de l'entretien. "Si les gilets jaunes souhaitent désigner des représentants, nous pourrons continuer ce dialogue" a-t-il assuré.