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Économie – Social DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

"Gilets jaunes" : ce que l'on sait des manifestations prévues samedi 8 décembre

vendredi 7 décembre 2018 à 15:19 - Mis à jour le vendredi 7 décembre 2018 à 19:22 Par Viviane Le Guen, France Bleu

Les "gilets jaunes" se mobilisent à nouveau samedi à Paris et en régions. Le gouvernement, qui redoute des violences dans la capitale notamment, prévoit de déployer des "moyens exceptionnels" en plus des 65.000 policiers et membres des forces de l'ordre mobilisés dans le pays.

"Gilets jaunes" mobilisés dans les Bouches-du-Rhône
"Gilets jaunes" mobilisés dans les Bouches-du-Rhône © Maxppp - Nicolas VALLAURI

Ni les appels au calme, ni l'annulation de la hausse des taxes sur le carburant qui était prévue le 1er janvier prochain, n'ont apaisé la colère. Pour le quatrième samedi consécutif, les "gilets jaunes" appellent à manifester ce week-end à Paris et en régions. Le gouvernement, qui s'inquiète de la mobilisation d'une "ultradroite qui rêve de révolution et d'une ultragauche qui prône l'insurrection", a prévu de mobiliser des "moyens exceptionnels" pour assurer le maintien de l'ordre. 

Où auront lieu les manifestations ?

À Paris

Plus d'une dizaine d'événements Facebook appellent à un "acte IV" samedi après un "acte III" le week-end dernier marqué par des violences et des dégradations à Paris.

Sur la page Gilet Jaune Officiel, les manifestants sont invités à se rassembler sur les Champs-Élysées à partir de 6h. Vendredi après-midi, plus de 27.000 personnes se disaient intéressées par l'événement. Ils étaient le double, plus de 50.000, à être intéressés par l'événement Manu, on arrive ! posté sur le compte Facebook "Info blocage France", qui ne cache pas ses sympathies pour Marine Le Pen. Le parcours de la marche pour le climat, maintenue à Paris, a d’ailleurs été modifié pour éloigner l'événement des Champs-Élysées. 

D'autres "gilets jaunes" plaident pour un rassemblement au niveau de la place de la Bastille, dans l'est de Paris. L'un des initiateurs du mouvement, Eric Drouet, a lui appelé mercredi sur le plateau de BFMTV à "rentrer" dans l'Elysée.

Les pouvoirs publics ont identifié plusieurs secteurs à risque dans la capitale (voir carte ci-dessous). De nombreux commerces seront fermés, à commencer par les Grands magasins. Idem pour beaucoup de monuments, musées ou lieux de spectacle.

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En régions

Les autorités, comme une partie des "gilets jaunes", craignent que la violence se propage en régions, comme ce fut notamment le cas le week-end dernier avec l'incendie d'une préfecture au Puy-en-Velay.

La mobilisation s'annonce classique dans de nombreux endroits, comme à Laval (Mayenne), où les manifestants sont appelés à se rassembler, dans le calme, à partir de 9h place du Jet d'eau. Même chose en Dodorgne ou encore dans l'Yonne où les "gilets jaunes" prévoient des barrages filtrants ou des blocages.

Mais localement, les autorités prennent également des dispositions pour tenter d'empêcher des débordements. Dans le Doubs, la préfecture a par exemple interdit l’achat de carburant dans un récipient transportable et de feux d'artifice pour prévenir d'éventuels débordements. Autre exemple dans le Pas-de-Calais, la préfecture a décidé vendredi d'interdire des rassemblements sur plusieurs points sensibles à partir de minuit jusqu'à dimanche à 12h. À Bordeaux, la mairie a annoncé qu'elle allait fermer à titre préventif de nombreux lieux publics et établissements

À Nantes et Saint-Nazaire, la vente d'alcool à emporter sera interdite, une première. Plus d'une vingtaine de préfectures ont annoncé vendredi interdire temporairement la vente et le transport de carburant, d'engins pyrotechniques et de produits inflammables.

Quel dispositif de sécurité ?

En plus des 65.000 policiers et membres des forces de l'ordre, des "moyens exceptionnels" seront mobilisés ce samedi dans le pays a annoncé le Premier ministre Édouard Philippe jeudi. Quelque 89.000 forces de l'ordre seront déployés dans le pays dont 8.000 à Paris. 

Pour la première fois depuis des décennies, une "douzaine de véhicules blindés" à roues de la gendarmerie (VBRG) vont aussi être utilisés dans la capitale. Ils peuvent permettre de dégager d'éventuelles barricades ou de protéger certains lieux.

Un collectif d'avocats avait appelé jeudi le gouvernement à interdire l'emploi par les forces de l'ordre de grenades GLI-F4, qui sont des grenades lacrymogènes assourdissantes qui contiennent une charge de TNT, et qui ont blessé plusieurs personnes lors des manifestations du 24 novembre et du 1er décembre à Paris. Le gouvernement n'a pas répondu à cette demande.

Le chef du gouvernement a renouvelé l'appel aux "gilets jaunes" à ne pas se rendre à Paris pour manifester, non pas pour "leur interdire de s'exprimer", mais pour "éviter qu'ils soient pris au piège que leur tendent les casseurs".

Mercredi, l'Élysée a fait part de ses inquiétudes et évoqué un risque de "grandes violences" dans la capitale. D'après les services de renseignement, tous les voyants sont au rouge. Selon le ministère de l'Intérieur, "l'ultradroite qui rêve de révolution" et "l'ultragauche qui prône l'insurrection" seront présents.